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Monde Arabe en bref

Mardi, 14 juillet 2020

Tunisie

Crise politique

Majoritaire au parlement, le parti islamiste Ennahda a décidé de rompre avec le gouvernement actuel, dirigé par Elyes Fakhfakh, a annoncé, dimanche 12 juillet, le porte-parole du parti, Imed Khmiri. Formulée à l’issue du conseil de la Choura (chambre basse du parti), cette décision stipule que le président du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, est officiellement chargé de mener des pourparlers à la recherche d’une nouvelle formation gouvernementale. « La nouvelle formation gouvernementale mettrait fin à la crise politique actuelle dans le pays, qui a été exacerbée par des conditions économiques et sociales défavorables ainsi que la suspicion de conflits d’intérêts liés à l’actuel chef du gouvernement », a expliqué M. Khmiri. Parallèlement, quatre groupes parlementaires (le Courant démocrate, le mouvement Ecchab, Tayha Tounès et Al-Watania) ont entamé, lundi 13 juillet, des procédures de retrait de confiance au président du parlement, Rached Ghannouchi, « en réaction aux multiples violations au règlement intérieur dont est accusé ce dernier », selon le porte-parole du Courant démocrate.

Mali

Tensions

Les manifestations, qui ont éclaté vendredi 10 et samedi 11 juillet au Mali, ont fait au moins 11 morts. Bien qu’elles aient baissé d’inten­sité, la tension reste palpable, d’au­tant plus que l’annonce faite par le président Ibrahim Boubacar Keïta, faite samedi soir, de la « dissolu­tion » de la Cour constitutionnelle, n’a pas calmé la contestation qui vise directement le président. En dehors du président lui-même, la Cour constitutionnelle focalise la colère depuis qu’elle a invalidé une trentaine des résultats des élections législatives de mars-avril derniers. Le renvoi de ses neuf juges figurait parmi les exigences de la coalition hétéroclite, composée de chefs reli­gieux et de personnalités du monde politique et de la société civile, qui orchestre la mobilisation. Dans une brève allocution télévisée, le chef de l’Etat a indiqué qu’il abrogerait les décrets de nomination des juges de la cour encore à leur poste, ce qui revient, selon ses mots, à une « dissolution de fait ». Les nou­veaux juges devraient être nommés rapidement, ouvrant ainsi la voie à des législatives partielles dans les circonscriptions où les résultats ont été invalidés.

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