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Les milices armées les plus influentes de Tripoli

Ghada Ismaïl, Lundi, 15 avril 2019

Depuis la chute du régime de Kadhafi, les milices ont rempli le vide politique et sécuritaire alors créé. Qui sont-elles? Que font-elles? Explications.

La Force spéciale de dissua­sion

Elle se compose de 1500 com­battants. Elle est basée au nord-est de Tripoli et a été fondée par Abdel-Raouf Karah, intellectuel du mouvement salafiste. Il s’agit de l’une des milices les plus puis­santes de Tripoli et tire son influence de son contrôle de l’aéro­port de Mitiga. Cette milice jouit d’une certaine popularité à Tripoli.

La Brigade des révolution­naires de Tripoli

Composée d’environ 1300 com­battants sous la direction de Haitham Tajouri, cette milice a prêté loyauté au Gouvernement d’union nationale (GNA) en 2016 et est devenue affiliée au ministère de l’Intérieur. Elle oeuvre donc à protéger des sites stratégiques et des infrastructures. Elle contrôle les zones de Qasr Ben Ghashir, au sud de Tripoli, et celles de Souk Al-Jomaa à proximité de la capi­tale.

La Brigade de Nawasi

Connue sous le nom de la 8e Force, elle ne comprend que 500 combattants. Ses membres siègent au sein du Comité de la sécurité supérieure du ministère libyen de l’Intérieur et joue un rôle important dans la sécurisation du siège du GNA.

La Brigade d’Al-Marsa

Elle est classée comme une milice affiliée à l’ancien gouverne­ment de salut (instauré en 2012), qui a émergé du Congrès national général. Bien que composée d’uni­quement 800 combattants, elle pos­sède de grandes capacités mili­taires. Elle est présente dans la zone des palais présidentiels.

La Brigade d’Al-Mahjoub

C’est une brigade affiliée au conseil militaire à Misrata et qui fait partie des milices armées les plus en vue de Tripoli, et compte environ 1000 combattants. Cette brigade protège le siège du gouver­nement d’Al-Sarraj.

La 7e Brigade

Elle a été fondée par Abdel-Salam Saadi, un ancien combattant d’Afghanistan, et est dirigée par trois frères de la famille Al-Kani. Elle est basée dans la ville de Tarhouna, à 35 km à l’est de Tripoli. Composée d’environ 5000 combattants, cette brigade, la plus extrémiste et la plus violente, a saisi une partie des territoires et des infrastructures-clés avant mai 2017.

La Brigade des martyrs d’Abou-Selim

C’est un groupe armé dirigé par Abdel-Ghany Al-Kikli, parfois appelé Force de dissuasion et d’in­tervention commune. Cette milice est stationnée dans le quartier d’Abou-Selim dans la capitale et elle est engagée dans un certain nombre de tâches, notamment la protection sécuritaire et la lutte contre les trafiquants de drogue.

La Brigade Al-Halbous

C’est une milice fondée par Mohamed Al-Halbous et qui com­prend environ 1000 combattants. Elle est présente dans un certain nombre de quartiers, dont le Palais de l’hospitalité, Bab Ben Ghashir, Salaheddine, Khallet Al-Furjan, la route de l’aéroport international et les quartiers sud de la capitale.

Le Groupe Islamique Combattant Libyen (GICL)

C’est une organisation armée à l’idéologie djihadiste salafiste. Elle contrôle actuellement l’aéro­port militaire de Mitiga à Tripoli. Cette organisation est dirigée par Abdel-Hakim Belhadj, qui a parti­cipé avant son retour en Libye aux combats armés en Afghanistan au sein d’Al-Qaëda. Accusé de terro­risme, il a déjà séjourné à Guantanamo.

La Garde nationale

Un groupe de milices apparte­nant à Al-Gamaa Al-Islamiya Al-Mouqatela dirigé par de nom­breux symboles du groupe, tels que Sami Al-Saadi et Khalid Al-Sharif. Ce groupe est actif dans la région de la prison de Hadaba et dans d’autres zones proches.

Faylaq Salah Al-Barki

Formée par Salah Baddy qui a dirigé les forces de Fajr Libya pour défendre les autorités de la Conférence de Fajr Libya à Tripoli en 2014, qui a causé la destruction de l’aéroport international de Tripoli .

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