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Sommet régional à Bagdad le 28 août

Hoda Ghali, Mardi, 24 août 2021

L’Iraq accueille, ce samedi 28 août, un sommet régional avec pour ambition de « désamorcer » les tensions régionales.

Sommet régional à Bagdad le 28 août

L’Egypte, la Jordanie, le Qatar, la Turquie, le Koweït, les Emirats arabes unis, l’Arabie saoudite et l’Iran ont été conviés à ce sommet. Le président Abdel-Fattah Al-Sissi et le roi Abdallah II de Jordanie ont confirmé leur présence. Seront aussi présents le président français, Emmanuel Macron, ainsi que des représentants des membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu, le secrétaire général de la Ligue des Etats arabes et le secrétaire général de l’Organisation de la coopération islamique. Après 40 ans de marginalisation, l’Iraq aimerait jouer un rôle de médiateur lors de ce sommet, dont l’agenda n’a pas été détaillé. Dans l’entourage du premier ministre iraqien, Moustafa Al-Kazimi, on assure vouloir doter l’Iraq d’un rôle de « rassembleur pour désamorcer des crises qui secouent la région ».

Un défi cependant pour ce pays où l’Iran exerce une forte influence. La semaine dernière, lors d’un entretien téléphonique entre le président iranien, Ebrahim Raïssi, et le premier ministre iraqien, Raïssi a déclaré que les relations entre l’Iran et l’Iraq « allaient au-delà des simples relations de voisinage », a rapporté l’agence de presse officielle IRNA.

« Les nations iranienne et iraqienne ont des aspirations communes. L’Iran soutient toute initiative qui stabilise la situation en Iraq et promeut son rôle dans la région », a souligné le président iranien, en allusion au sommet de samedi. Pour sa part, Al-Kazimi a déclaré que Téhéran « est un véritable partenaire pour Bagdad et a toujours été aux côtés du gouvernement et du peuple iraqiens dans les circonstances difficiles », notant toutefois que « la région est confrontée à de grands défis, et la résolution de ces problèmes nécessite la sagesse, la patience et la coopération des pays de la région ».

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