Semaine du 13 au 19 octobre 2021 - Numéro 1394
Sinaï, le renouveau
  Au cours des sept dernières années, des projets de développement poussent comme des champignons dans la péninsule, changeant de fond en comble tout le Sinaï. Tour d’horizon.
Un réseau routier en rénovation
Nada Al-Hagrassy et Ghada Ismaïl13-10-2021

Un réseau routier en renovation

La modernisation du réseau routier, ainsi que la construction de tunnels et de ponts figurent au coeur du programme du développement du Sinaï. Avec pour objectif de faciliter les échanges commerciaux et de relier le Sinaï au reste du pays. 2 400 km de routes ont été construites. En parallèle, 6 tunnels et 5 ponts flottants ont été créés depuis 2014 pour faciliter la circulation des citoyens et promouvoir les investissements dans la zone économique du Canal de Suez. Parmi les projets les plus importants, figure celui du train électrique express Aïn Sokhna-Al-Alamein-Matrouh. D’une longueur de 660 km, ce train devra relier les villes du Canal avec le reste des gouvernorats de l’Egypte.

Nouvelles villes intelligentes

Nouvelles villes intelligentes

Créer de nouvelles villes modèles est un autre volet. Six nouvelles villes ont vu le jour. On peut citer la ville d’Al-Galala. Celle-ci, située sur une superficie de 1 700 feddans, renferme une station touristique, un hôpital, un quartier économique, une ville pour les yachts et un parc aquatique. La ville d’Al-Ismaïliya Al-Guédida, située au kilomètre 72, représente la meilleure extension à la ville actuelle d’Ismaïliya, vu son site privilégié et sa proximité de l’axe du Canal de Suez. Quant à la ville d’Al-Salam, à l’est de Port-Saïd, elle est construite pour renforcer le rôle économique de la région du Canal de Suez. A celles-ci s’ajoute la nouvelle ville de Rafah qui donne l’exemple d’une ville modèle combinant architecture moderne et pensée économique, tout en conservant la nature du Sinaï.

Santé : Des services à la hauteur

Un certain nombre de grands hôpitaux aux villes d’Al-Arich et de Charm Al-Cheikh ont été créés dans le but d’augmenter le nombre de lits dans les hôpitaux jusqu’à 6 000 lits : 55 hôpitaux dépendent du ministère de la Santé et 23 autres du secteur privé. De nombreux hôpitaux ont été également développés, comme l’hôpital d’Abou-Rodeis et l’hôpital central de Bir Al-Abd qui abritent des médecins de diverses spécialisations pour assurer un service médical 24 heures sur 24.

L’éducation : Une priorité stratégique

Promouvoir l’enseignement dans la péninsule du Sinaï est une priorité pour éradiquer le terrorisme. Ainsi, le nombre des écoles a augmenté pour atteindre 5 021 classes en 2021, contre 4 983 classes en 2018, soit une augmentation de 228 écoles. Parmi ces écoles figure l’école secondaire industrielle pour les filles à Bir Al-Abd. Elle comprend 15 classes en plus des bureaux administratifs, des ateliers et des laboratoires. Elle renferme également le premier département de l’énergie nouvelle et renouvelable. L’enseignement supérieur occupe lui aussi une place privilégiée avec la création de quatre universités dont deux ont déjà ouvert leurs portes aux étudiants. Il s’agit de l’Université d’Al-Galala et l’Université internationale du roi Salman qui a 3 branches à Al-Tor, Charm Al-Cheikh et même à Ras Sedr.

Ressources hydriques : Un développement constant

Ressources hydriques : Un développement constant

Développement des ressources d’eau, autre facteur-clé pour le développement du Sinaï. Dans ce domaine, on peut citer la création du « Sahara Sarabyom », visant à transporter l’eau du Nil vers le Sinaï, ainsi qu’à développer certains canaux, tels ceux d’Al-Salam, de Cheikh Gaber Al-Sabbah et de Cheikh Zayed. 20 stations de dessalement d’eau de mer ont été exécutées afin de fournir l’eau d’irrigation, dont la plus importante est celle de Bahr Al-Baqar. Il est prévu que cette station, inaugurée en septembre dernier, fournira environ 5 millions de m3 d’eau pouvant contribuer à la bonification de 400 000 feddans dans le cadre du projet national du développement du Sinaï.

Energie renouvelable : Une nouvelle tendance

Energie renouvelable : Une nouvelle tendance

Investir dans l’énergie propre occupe également une autre priorité pour le développement du Sinaï. Ainsi trois stations d’énergie renouvelable sont entrées en fonction. La première est la centrale éolienne de Gabal Al-Zeit, d’une capacité estimée à 580 mégawatts. Elle est considérée comme l’une des plus grandes stations éoliennes au monde en matière de superficie, de capacité et de nombre d’éoliennes. Dans la région du golfe de Suez, la centrale éolienne de Ras Ghareb de 250 mégawatts a été reliée au réseau national en septembre 2019, pour un coût de 400 millions de dollars. Alors que la centrale solaire d’Abou-Gharaqed, située dans la ville d’Abou-Rodeis au gouvernorat du Sud-Sinaï, fournit le courant électrique au village pendant toute la journée, via un système d’énergie solaire intégré.

Electricité et gaz : De plus en plus de bénéficiaires

1,15 milliard de L.E., c’est le montant de la première phase du projet visant à augmenter la capacité du réseau électrique dans toute la péninsule du Sinaï. En outre, le réseau des pipelines de gaz naturel servant les habitants de la péninsule du Sinaï a augmenté de 188,4 % pour atteindre 2928,5 km2 contre 1015,4 km2 en 2014. Il y a aussi une nette augmentation de 145 % du nombre des stations de services de gaz naturel pour atteindre 59 contre 24 en 2014. Parmi les projets pétroliers les plus importants mis en oeuvre dans la région du Canal et du Sinaï, citons le projet du champ de Zohr, dont les phases ont coûté environ 15,6 milliards de dollars, avec une capacité de production de plus de 3 milliards de pieds cubes par jour.

Agriculture : Métamorphoser le desert

Agriculture : Métamorphoser le désert

Le projet de développement accorde également un intérêt à l’agriculture et la richesse animale et piscicole pour assurer la sécurité alimentaire et ouvrir de nouveaux horizons d’investissements. Selon les chiffres publiés par le Conseil des ministres, la superficie des terres bonifiées et cultivées au Sinaï a augmenté de 118,4 % pour atteindre 225 000 feddans en septembre 2021 contre 103 000 feddans en juin 2014. En plus, 5 907 bassins de pisciculture ont été créés dans le cadre du projet « Al-Fayrouz »pour la pisciculture. Au gouvernorat du Sud-Sinaï, notamment à la ville d’Al-Tor, 100 feddans ont été consacrés pour créer la première ferme idéale dépendant du dessalement de l’eau des puits. Sur un autre volet, des rassemblements agricoles sur une superficie de 500 000 feddans ont été créés dans le Nord-Sinaï.

Industrie : Des investissements de taille

Industrie : Des investissements de taille

L’industrie jouit de la taille du lion des investissements destinés au développement de la péninsule du Sinaï, surtout dans la zone du Canal de Suez qui renferme 4 zones industrielles. Parmi les projets industriels les plus importants, on peut citer le complexe des usines de marbre créé sur une superficie de 2 millions de m2. Cette usine comprend 3 lignes de production, une pour l’exploitation du marbre, une pour les opérations techniques et une autre pour le recyclage et la circulation. Un autre complexe industriel a été inauguré dans la région d’Al-Raswa, au sud de Port-Saïd, destiné à l’industrie de la pétrochimie et l’industrie alimentaire et du textile. Quant aux moyens et petits projets, l’Organisme du financement a financé plus de 36,6 000 projets avec un coût de 1,5 milliard de L.E., notamment dans les villes d’Ismaïliya, de Suez et au Nord-Sinaï.


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