Semaine du 6 au 12 octobre 2021 - Numéro 1393
Mohamad Yahia Zaki : La région de l’Est de Port-Saïd a connu des changements importants
  3 questions à Mohamad Yahia Zaki, président de la zone économique du Canal de Suez.
Mohamad Yahia Zaki
Ola Hamdi06-10-2021

Al-Ahram Hebdo : Quelle est l’importance économique de la région de l’Est de Port-Saïd ?

Mohamad Yahia Zaki : Nous voulons faire de la région de l’Est de Port-Saïd un centre économique mondial et une destination privilégiée pour les investissements, grâce aux incitations directes et indirectes que la région offre aux investisseurs. Ces incitations comprennent des exonérations douanières (zéro taxe douanière), des réductions d’impôts et des incitations liées à la transformation numérique. Tout cela se reflétera sur le développement du Sinaï et permettra la création d’emplois pour les jeunes. La zone économique est un véritable moteur de développement capable d’atteindre des taux de croissance élevés qui se reflètent sur l’économie égyptienne. Les cinq dernières années ont vu de grandes mutations. La région de l’Est de Port-Saïd a une superficie de 461 km2, elle comprend 6 ports et 4 zones industrielles. Les deux ports de Port-Saïd figurent parmi les 10 ports les plus dynamiques au monde, avec une croissance de l’ordre de 10 % du volume des transactions en dépit de la crise du coronavirus.

— Quelles sont les réalisations accomplies jusqu’à présent et dans quelle mesure la région de l’Est de Port-Saïd est-elle prête à attirer les investissements ?

— Afin d’attirer des projets, des efforts ont été déployés pour préparer les routes, les tunnels et les infrastructures de la région. Nous avons maintenant 4 millions de m2 de terrains prêts dans les zones industrielles. Des industries centrales et complémentaires qui représentent des chaînes d’approvisionnement ont été lancées. Un nouveau plan stratégique pour la période 2020-2025 a également été élaboré. Nous avons apporté des changements importants cette année en ce qui a trait aux ports, aux zones industrielles et autres. Une grande partie des zones industrielles de l’Est de Port-Saïd est prête à accueillir les investissements. L’organisme achèvera d’ici 2025 l’ensemble des ports de l’Est de Port-Saïd, construits sur une superficie de 5 km. Nous avons commencé par une usine de wagons de chemin de fer. Il s’agit de la première usine à produire des wagons de trains à grande vitesse. L’organisme travaille également sur la mise en place d’un deuxième groupement industriel, qui comprend des industries comme les pièces détachées des voitures. Ces industries commenceront à s’installer en intégrant le produit local dans leur assemblage à raison de 25 à 60 % dans le but de localiser l’industrie, d’employer des jeunes et de créer des emplois.

— Vous avez dit que le plan de développement de l’Est de Port-Saïd a fait face à de nombreux défis, lesquels ?

— Lorsque nous avons pensé au développement de l’Est de Port-Saïd, les défis majeurs, à l’époque, étaient de préparer la région en termes d’infrastructures et de législations. Il était donc important de procéder à des amendements dans la structure législative et de séparer les incitations à l’exportation de la vente sur le marché local. Il y avait une problématique à cet égard et il était nécessaire de modifier les règlements. Je peux dire que bon nombre de ces défis ont été surmontés.


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