Semaine du 6 au 12 octobre 2021 - Numéro 1393
Pour une justice plus optimale
  La première Journée de la justice égyptienne a été célébrée le 2 octobre. L’occasion pour le président Sissi d’afficher son respect au pouvoir judiciaire.
Pour une justice plus optimale
A l’occasion de la Journée de la justice, le président Sissi a félicité les juges et apprécié leur rôle.
May Al-Maghrabi06-10-2021

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a assisté, samedi 2 octobre, à la célébration de la première Journée de la justice égyptienne, en présence du premier ministre, Moustapha Madbouli, du ministre de la Justice, le conseiller Omar Marwan, et d’un parterre de présidents des cours et des instances judiciaires. En juin dernier, le président Sissi a consacré le 2 octobre de chaque année pour cette célébration. La date coïncide avec l’entrée en vigueur du décret présidentiel sur la nomination des femmes pour la première fois au Conseil d’Etat et au Parquet général. A cette occasion, le président a félicité les femmes d’avoir ainsi « joui de leurs pleins droits constitutionnels ». Il a aussi salué l’institution judiciaire, « l’un des plus prestigieux pouvoirs de l’Etat, vu son rôle à la réalisation de la paix sociétale et l’égalité entre les citoyens ».

Par ailleurs, il a honoré un nombre de juges, ainsi que les familles des juges victimes de terrorisme, dont l’ancien procureur général, le martyr Hicham Barakat, victime d’un attentat terroriste en 2015. Le président a de même dirigé la réunion du Conseil supérieur des organes judiciaires. Il a nommé 48 femmes au Conseil d’Etat et au parquet administratif. Dans son discours, le président Sissi a souligné son plein respect à l’indépendance de la justice. « La non-ingérence dans les affaires judiciaires est une règle d’or que je respecte, non seulement parce que la Constitution le garantit, mais surtout parce que je suis profondément convaincu de l’importance de l’indépendance du pouvoir judiciaire », a affirmé le président.

Justice électronique

Par ailleurs, concernant la réforme en cours du système judiciaire, il a estimé que « la gestion optimale » de la justice est évidente. « Cette réforme basée sur le recours aux applications technologiques contribue à faciliter l’obtention d’informations et à accélérer les procédures judiciaires. Le renforcement des capacités des juges en est un autre axe », a souligné le président, ordonnant au gouvernement d’assurer à cette réforme tous les moyens nécessaires. Le plan porte sur « la mécanisation » des programmes de bases de données en les connectant à un réseau Internet facilitant l’accès à ces informations, ainsi que sur le passage à « la justice électronique », présentant des services judiciaires via vidéoconférence, sans exiger la présence des juges, des avocats et des accusés et qui a été déjà appliquée dans quelques tribunaux. Dans le cadre de cette réforme, le ministre de la Justice a qualifié la création de la « Cité de la justice » à la Nouvelle Capitale administrative, une cité qui devra renfermer un complexe de tribunaux avec tous leurs degrés, de la « perle » des projets du ministère pour développer le système judiciaire. De son côté, le président de la Haute Cour constitutionnelle, le conseiller Saïd Mareï, a valorisé la décision du président Sissi de nommer les femmes dans toutes les instances judiciaires sans exception, ce qui répond à une échéance constitutionnelle. « Je suis fière comme toutes les femmes de l’Egypte de cette décision historique qui couronne la lutte des féministes égyptiennes depuis 72 ans. Un acquis qui ne pourrait être atteint que sous un régime soutenant la femme », a apprécié, pour sa part, Maya Morsi, présidente du Conseil national de la femme, dans un communiqué.

En appréciation à son soutien au pouvoir judiciaire, le ministre de la Justice, Omar Marwan, a accordé au président Sissi le Bouclier judiciaire au nom du Conseil suprême des organes judiciaires. « L’héritage judiciaire est rempli d’actes remarquables et restera fort par les verdicts qui ont préservé la société », a dit le président Sissi. Selon les observateurs, le discours du président a reflété son engagement aux principes de l’indépendance et de l’intégrité de la justice en tant que fondements de l’Etat de droit.


Lien court:

 

Courriel
 
Nom
 
Titre
 
Commentaire