Semaine du 15 au 21 septembre 2021 - Numéro 1390
Le monodrame enfin à l’affiche !
  Les Journées internationales du Caire sur le monodrame se déroulent jusqu’au 17 septembre, mettant en avant un genre souvent marginalisé.
Le monodrame enfin à l’affiche !
May Sélim15-09-2021

Dans l’objectif de revivifier le monodrame, très peu sollicité dans le théâtre égyptien, voire marginalisé, le metteur en scène Ossama Raouf a lancé, en 2018, un festival international dédié à ce genre. D’où les Journées du Caire sur le monodrame, aujourd’hui à leur quatrième édition. Elles ont commencé le 13 septembre et se déroulent jusqu’au 17, après un long report à cause de la crise sanitaire, puisqu’elles étaient prévues en février dernier.

Cette édition accueille des monodrames de par le monde, mais célèbre surtout la Tunisie, en tant qu’invitée d’honneur. Et ce, dans le cadre de l’année culturelle égypto-tunisienne, lancée par le président égyptien Abdel-Fattah Al-Sissi et dont les activités ont commencé le 23 juin dernier et se succèderont jusqu’à fin juin 2022.

« Le comédien, metteur en scène et directeur de théâtre tunisien Mounir Al-Arqi est membre du jury de la compétition officielle. De plus, le jeune metteur en scène Walid Daghasni fait partie du jury de la compétition des textes monodrames. Il s’agit d’une compétition qui vise à encourager l’écriture de monodrames et dont les activités ont débuté avant même l’ouverture officielle du festival, car on a besoin d’annoncer les noms des lauréats de cette compétition avec la fin de l’événement. Le festival rend également hommage à la comédienne et metteuse en scène tunisienne exceptionnelle Raja Bin Ammar, décédée en 2017. La Tunisie participe aussi à la compétition officielle avec le spectacle Nachwat Al-Hilal (l’extase du croissant) donné par la troupe Droub et mis en scène par Emad Al-Weslaty. Il y a aussi un autre spectacle tunisien qui participe à la plateforme d’Al-Hakawaty (le conteur). Les activités prévues dans le cadre de cette plateforme se tiennent au Palais de l’émir Taz, dans le quartier d’Al-Khalifa. Elles sont censées encourager les formes théâtrales narratives et l’interprétation des spectacles en solo qui est considérée comme une forme de monodrame », souligne Ossama Raouf, président du festival.

Celui-ci propose une dizaine de spectacles en compétition, venus de 12 pays : l’Egypte, la Tunisie, le Sultanat d’Oman, le Koweït, l’Arabie saoudite, l’Ukraine, le Mexique, l’Italie, la Syrie, l’Iraq, la Mauritanie et le Sud-Soudan. Les spectacles sont donnés au théâtre et à la galerie d’Al-Hanaguer, au terrain de l’Opéra et dans la petite salle du théâtre Al-Ayem à Manial.

Une nouvelle activité s’ajoute cette année à celles du festival, à savoir : Le monodrame de l’écran. Il y est question de projection-vidéo de pièces présentées en solo. « Je suis contre le théâtre en ligne. Pour moi, le théâtre est toujours une rencontre entre le comédien et le public. La présence du public est une chose essentielle dans les arts de performance. Le monodrame de l’écran est une forme à mi-chemin entre le théâtre en ligne et le théâtre en présentiel. On a fait une sélection parmi les meilleurs spectacles du monde dont les équipes ne peuvent pas voyager à cause du Covid-19, ou à cause de problèmes économiques ou politiques. Ces projections ont lieu au cinéma du centre Al-Hanaguer », conclut le président du festival, qui organise également trois ateliers de formation au profit des jeunes.

Le premier atelier porte sur le jeu et est animé par le comédien ukrainien Alex Borovensiky, le deuxième sur les rythmes du corps et il est animé par la Mexicaine Maria Kemp, le troisième sur la mise en scène et est animé par le professeur koweïtien Moubark Al-Mozaal.


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