Semaine du 30 juin au 6 juillet 2021 - Numéro 1380
La Révolution 8 ans après : Réseau routier et transports : Les voies du développement
  Un nouveau réseau routier de 7 000 kilomètres, 6 tunnels sous le Canal de Suez, un ensemble de nouveaux moyens de transport électriques et un réseau de ports secs, le secteur du transport a réalisé ces dernières années un saut quantitatif et qualitatif sans précédent. En 7 ans, l’Egypte a bondi de 90 places en passant de la 118e à la 28e place dans le classement mondial des meilleures routes.
Réseau routier et transports : Les voies du développement
Amira Samir, Ghada Ismaïl et Racha Darwich30-06-2021

Tunnels, du Delta au Sinaï en un clin d’oeil

Dynamiser les projets de développement au Sinaï et dans l’axe du Canal de Suez, tel est l’objectif numéro 1 des tunnels inaugurés par le président en mai 2019, reliant le Sinaï aux villes du Canal et au Delta. Il s’agit de 2 tunnels bitubes, Tahya Misr, au nord d’Ismaïliya, avec une longueur de 6,1 km par tunnel, et 2 tunnels, 3 Juillet, au sud de Port-Saïd, d’une longueur de 4,05 km par tunnel, ainsi que de celui du Martyr Ahmad Hamdi, à Suez. Il s’agit d’un nouveau système intégré qui répond aux critères de sûreté et de sécurité les plus élevés et raccourcit la durée du passage de 5 jours dans les longues files d’attente de voitures pour emprunter le ferry ou traverser le Canal de Suez à seulement 10 minutes. Chaque tunnel accueille 2 000 voitures par heure. Des haut-parleurs ont été installés à chaque 100 m pour guider le conducteur en cas d’urgence ou de panne.

Les tunnels Tahya Misr ont été construits à Ismaïliya pour relier le Delta au Sinaï, avec un coût de 12 milliards de L.E., par une main-d’oeuvre à 100 % égyptienne composée de 3 000 ingénieurs, techniciens et ouvriers. Quant aux tunnels de Port- Saïd, ils sont proches de la zone industrielle russe, ils visent à faciliter la circulation des biens et des individus des villes du Canal de Suez directement vers le Sinaï, puisque le trajet ne dure que quelques minutes.

Ports secs, de nouveaux atouts logistiques

Afin de promouvoir le commerce entre l’Egypte, l’Afrique et le reste du monde, l’Egypte entreprend actuellement un plan ambitieux pour le développement de ses ports maritimes et la création d’un vaste réseau de ports secs et de zones logistiques pour faciliter le transport des marchandises entre les ports maritimes, les ports routiers et les ports logistiques et secs. Le port maritime de Damiette connaît une grande transformation avec la construction d’une station multifonctionnelle, un quai de 681 m de long et 17 m de profondeur, l’approfondissement du corridor maritime de 15 à 16 m et une largeur de rotation de 14,5 m à 15,5 m, ainsi que la construction d’un nouveau quai pour les services maritimes d’une longueur de 90 m et une profondeur de 8 m. Au port d’Alexandrie, une autoroute a été créée pour relier le port de Dékheila à la route côtière internationale. De plus, les travaux de dragage de la voie maritime pour augmenter sa profondeur à 15,5 m et de maintenance du brise-lames ont été achevés.

Quant aux ports de la mer Rouge, les projets de développement des ports de Safaga et d’Hurghada ont été inaugurés, alors que les première et deuxième phases du développement du port de Noweiba sont terminées, ainsi que les travaux de développement du brise-lames du port de Port-Tewfiq. De plus, l’Egypte a inauguré en 2015 et 2016 les ports routiers de Qastel et Arkin dans le sud du pays, tandis que les travaux de développement du port routier de Taba sont terminés et ceux du port de Salloum viennent de commencer. Le projet national prévoit la création de 8 ports secs à travers le pays. Le premier sera installé dans la cité du 6 Octobre sur une superficie de 100 feddans, en plus de 300 feddans pour la création d’une zone logistique. D’un coût d’investissement de 100 millions de dollars, ce port sec devra être relié par un réseau de voies ferroviaires aux ports maritimes, notamment ceux d’Alexandrie et de Dékheila, afin de distribuer les marchandises venant de la mer vers tous les gouvernorats d’Egypte.

Moyens de transport, plus rapides, plus modernes, plus verts

Pour ce qui est du secteur ferroviaire, il est prévu d’atteindre 10 200 km de voies ferrées d’ici 2024 et 11 530 km en 2030, contre 9 570 km actuellement. Un saut qualitatif qui permettra de faire passer le nombre de passagers voyageant par train de 1 million par jour actuellement à 1,5 million d’ici 2024, et à 2 millions à l’horizon 2030.

Parallèlement au développement des voies ferroviaires et à la poursuite des travaux de la troisième ligne du métro souterrain, l’Egypte a introduit pour la première fois deux nouveaux moyens de transport en commun rapides, contemporains, sûrs et propres. Il s’agit du monorail et du train électrique léger. Le monorail fonctionnera sur deux lignes (la Nouvelle Capitale administrative et la cité du 6 Octobre), qui s’étendent sur 98,5 km et desservent 34 stations. La première ligne, d’une longueur de 56,5 km avec 22 stations, relève d’une grande importance, car elle relie le Grand Caire à la Nouvelle Capitale administrative, facilitant le transport des citoyens et des employés venant du Caire et de Guiza vers le Nouveau Caire et la Nouvelle Capitale administrative. Elle rencontre la troisième ligne du métro à la station du Stade, puis le train électrique à la station de la Cité des arts de la Nouvelle Capitale administrative. La première phase de cette ligne, qui part de la Nouvelle Capitale administrative jusqu’à la station de la mosquée Al-Mochir, sur une longueur de 45 km, devra entrer en service dès mai 2022, et la seconde, qui part de la station de la mosquée Al-Mochir jusqu’à la station du Stade, sur une longueur de 11,5 km, en février 2023. Quant à la ligne du train électrique léger (Al-Salam-la Nouvelle Capitale administrative-la cité du 6 Octobre), qui s’étend sur 90 km avec 16 stations, elle devra entrer en fonction dès octobre prochain.

Routes nationales, une avancée fulgurante

Réseau routier et transports : Les voies du développement

« Sortir de la vallée étroite », tel était le moteur du projet national de routes lancé en 2014, visant à relier le nouveau réseau routier, tunnels et ponts au niveau du pays, aux plans de développement mis en place dans les quatre coins du pays dans les différents secteurs : agriculture, énergie, industrie et tourisme. Ces efforts ont été couronnés de succès, puisque l’Egypte a avancé de 90 places dans le classement sur la qualité des routes en sept ans. En termes de kilomètres, le réseau routier ne cesse de s’étendre : 7 000 km de nouvelles routes avec un coût de 175 milliards de L.E. ont été déjà réalisés, en plus de la réhabilitation de 5 000 km d’anciennes routes. Les longueurs totales mises en oeuvre dans la première et la deuxième phases du nouveau réseau routier national ont atteint 4 500 km, portant le linéaire total des routes principales du pays à 30 000 km, contre 23 000 km en juin 2014. Parmi les plus importantes figurent les routes Wadi Al-Natroune, Al-Alamein, la Haute-Egypte, la mer Rouge (Sohag, Safaga), Banha Al-Hor.

Il est également prévu d’inaugurer 21 axes et ponts sur le Nil avec un coût total de 30 milliards de L.E., pour porter le total des ponts et axes sur le Nil à 59 au lieu de 38 avant juin 2014. Près de 600 ponts et tunnels ont été construits au-dessus des voies ferrées et sur les routes principales pour un coût de 85 milliards de L.E.


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