Semaine du 9 au 15 juin 2021 - Numéro 1377
Une sous-lignée du variant Delta considérée « préoccupante »
  Le variant indien, rebaptisé Delta, continue à se propager. L’une de ses trois sous-lignées est particulièrement dangereuse.
Une sous-lignée du variant Delta considérée « préoccupante  »
Howaïda Salah (avec agences)02-06-2021

Seule une sous-lignée du variant Delta du Covid-19, détectée pour la première fois en Inde, est encore considérée comme « préoccupante», tan­dis que les risques de deux autres variants ont été revus à la baisse, a indiqué la semaine dernière l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Le variant B.1.617, rebaptisé Delta, et considéré comme partiellement responsable de l’explosion de la pandémie en Inde, s’est depuis étendu à plus de 50 territoires, avec trois sous-lignées distinctes.

L’OMS avait classé le mois dernier le variant comme « préoccupant», mais a indiqué que seule une sous-lignée doit à présent être considérée comme telle. « Il est devenu évident que davan­tage de risques pour le public sont associés au B.1.617.2, tandis que des taux de transmission moindres ont été observés avec les autres sous-lignées», a indiqué l’OMS.

Le B.1.617.2 reste donc préoccupant, de même que trois autres variants du virus, considérés comme plus dangereux que la version originale car plus contagieux, mortels ou parce que les vac­cins pourraient ne pas offrir de protection contre eux.

« Nous continuons d’observer une transmissibi­lité en nette hausse et un nombre croissant de pays qui signalent des flambées liées à ce variant», note l’OMS, qui juge « prioritaire» de conduire « de nouvelles études» sur son impact.

La sous-lignée B.1.617.1, baptisée Kappa, a en revanche rétrogradé et figure désormais dans la catégorie des « variants d’intérêt». Quant au B.1.617.3, il n’est plus considéré comme intéres­sant par l’OMS et ne s’est pas vu attribuer de lettre grecque en raison de sa faible occurrence.

Simplifier�les noms

Les variants du coronavirus sont désormais désignés à l’aide de l’alphabet grec, au lieu de codes parfois compliqués composés de lettres et de chiffres, aussi bien pour simplifier leur utilisa­tion dans le débat public que pour éviter tout risque de discrimination, a annoncé l’Organisa­tion mondiale de la santé.

« Bien qu’ils aient leurs avantages, ces noms scientifiques peuvent être difficiles à prononcer et à mémoriser, et peuvent conduire à des erreurs», a expliqué l’OMS.

Cette dernière a annoncé cette décision lundi à la suite de critiques formulées à l’encontre des noms, jugés trop compliqués, donnés par les scientifiques à différents variants, notamment le variant sud-afri­cain, dénommé B.1.351, 501Y.V2 et 20H/501Y.V2.

La complexité de ces désignations scientifiques favorise en outre la création d’appellations offi­cieuses, en fonction du pays ou de la région où est pour la première fois apparu un coronavirus donné, avec le risque, selon certains, d’entraîner la stigmati­sation de populations entières, voire des tentatives de récupération politique.

Les quatre variants du coronavirus considérés comme préoccupants par l’OMS et connus du grand public comme les variants britannique, sud-africain, brésilien et indien ont été rebaptisés, respectivement, Alpha, Beta, Gamma et Delta, selon leur ordre de découverte.

Les noms scientifiques continueront d’exister car ils fournissent des données utiles aux experts, mais l’OMS ne les utilisera plus dans sa communication quotidienne. Et l’organisation encourage vivement les autorités nationales, les médias et autres à adopter les nouveaux noms .


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