Semaine du 2 au 8 juin 2021 - Numéro 1376
JO : Les gymnastes égyptiens suscitent l’espoir
  Quatre gymnastes représenteront l’Egypte aux Jeux olympiques de Tokyo, après avoir remporté la première place lors des éliminatoires africaines qui se sont achevées au Caire le 27 mai dernier. Bilan.
JO : Les gymnastes égyptiens suscitent l’espoir
Seif Asser et Malak Hamza se sont qualifiés pour les Jeux olympiques de Tokyo.
Mirande Youssef02-06-2021

En terminant en première position des quali­fications africaines pour Tokyo, 4 gym­nastes égyptiens obtiennent haut la main leur billet pour les Jeux Olympiques (JO) de Tokyo. Il s’agit de Omar Al-Arabi et Zeina Ibrahim en gymnastique artistique, Seif Asser et Malak Hamza en trampoline. A noter que 7 pays afri­cains ont fait part à ces éliminatoires africaines, tels le Maroc, l’Algérie, le Cameroun, l’Afrique du Sud, Namibie, Nigéria et la Libye. Dans l’épreuve de gymnastique artistique masculine, les deux premières places ont été occupées par les deux gymnastes égyptiens Omar Al-Arabi et Ziyad Khater, tandis que la troisième place a été occupée par le Nigéria. Quant aux dames, l’Egypte a occupé les trois premières places au tableau final grâce à Zeina Ibrahim, qui a rem­porté l’or, Farah Ahmad qui a décroché la médaille d’argent et Gana Hani qui a décroché la médaille de bronze. Quant à l’épreuve de tram­poline, il s’agit d’un vrai exploit, car la sélection de trampoline a empoché son ticket pour les JO pour la première fois depuis la création de la sélection de trampoline en 2009.

En fait, selon le système de qualification, le gymnaste occupant la première place sur le niveau continental a le droit de représenter son pays aux JO. « Les gymnastes égyptiens ont réalisé une performance remarquable dans toutes les épreuves en devançant ceux de l’Afrique du Sud qui étaient toujours pour l’Egypte des adversaires à craindre, car ils dominaient toujours les 3 premières places », assure Amani Gamal, directrice technique de la sélection féminine. Elle ajoute que Zeina Ibrahim est une gymnaste très talentueuse. Elle a brillé en sélection juniors, car elle a raflé, lors des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ), une médaille d’argent. Selon les responsables de la Fédération, il s’agit d’une très bonne perfor­mance en gymnastique artistique par rapport aux JO de Rio durant lesquels une seule athlète, à savoir Chérine Al-Zeiny, a représenté l’Egypte. Toutefois, l’Egypte était absente dans l’épreuve de trampoline sans pour autant oublier l’absence masculine totale.

Outre les 4 gymnastes qualifiés au travers des éliminatoires africaines, 7 autres ont validé leur qualification olympique à travers des coupes du monde, tels Ali Zahran en anneaux, Habiba Marzouq en gymnastique rythmique, et Mandy Mahgoub en gymnastique artistique. « En 2016, le ticket olympique avait été décroché par l’Afrique du Sud, mais cette dernière a décidé de se retirer de cette édition des JO, car elle a refusé que leur gymnaste prenne part aux JO aux travers de la qualification africaine. Chérine Al-Zeiny, qui la suivait au score, a donc été choi­sie. Mais à cette édition des JO, nos gymnastes méritent bien leur qualification », ajoute Amani.

Quant à l’épreuve de trampoline, la perfor­mance de la sélection aux éliminatoires afri­caines est un vrai exploit étant donné que cette épreuve a été intégrée en Egypte uniquement en 2009, alors que de nombreux pays africains, comme l’Afrique du Sud, l’Algérie et la Tunisie, l’ont intégré durant les années 1990. « L’équipe de trampoline a commencé avec 10 filles et 10 garçons. Elle a été formée d’athlètes sélection­nés dans les différents clubs exerçant déjà la gymnastique artistique. La première médaille en trampoline décrochée par l’Egypte était une médaille de bronze aux Championnats d’Afrique grâce à Seif Asser, qui avait à l’époque 17 ans. Ce gymnaste a été qualifié à Tokyo aux dernières éliminatoires africaines », note Ahmad Saïd, directeur technique de la sélection de trampo­line.

Des prouesses après une certaine régression

La gymnastique avec ces trois épreuves, artis­tique, rythmique et trampoline, a commencé dernièrement à briller et à réaliser de grands progrès après des années de régression depuis 2014, à cause des conflits intérieurs qui ont per­turbé les programmes d’entraînement des ath­lètes. « Cet essor a commencé depuis 2017 avec l’arrivée d’Ihab Amin, le nouveau président de la Fédération égyptienne de gymnastique qui a réussi à entamer une nouvelle ère en unifiant les rangs de la fédération dans le but d’instaurer la stabilité qui permettra aux gymnastes de réaliser de bonnes performances », assure Amani. Ainsi, de nouvelles sélections juniors dans chaque épreuve ont été créées de différents clubs et ont été bien préparées pour former, au bout de quelques années, des sélections fortes. La Fédération a commencé à récolter les fruits de cet effort. En gymnastique rythmique, l’Egypte a pu qualifier, pour la première fois de son his­toire, la gymnaste Habiba Marzouq, qui a rem­porté l’or aux éliminatoires africaines qui se sont déroulées à Charm Al-Cheikh en mars dernier.

« La gymnastique égyptienne a connu un vrai épanouissement ces dernières années et a pu se classer à la 7e place dans le classement mondial annuel publié par la Fédération inter­nationale de gymnastique. Un exploit inédit pour la gymnastique égyptienne, qui a pu figu­rer parmi les meilleurs pays de cette disci­pline », conclut Amin.


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