Semaine du 17 au 23 mars 2021 - Numéro 1366
Zamalek, la nouvelle ère Carteron
  Patrice Carteron a été nommé entraîneur de Zamalek pour la deuxième foisà la place du Portugais Jaime Pacheco. Auréolé de son succès précédent, le Français espère renouer avec la réussite.
Zamalek, la nouvelle ère Carteron
Mohamad Mosselhi17-03-2021

De retour aux commandes, le Français Patrice Carteron a été nommé nouveau directeur technique de Zamalek, 6 mois seulement après son précédent départ en septembre dernier. Le Français a succédé au Portugais Jaime Pacheco, remercié la semaine dernière pour insuffisance de résultats. « Mon objectif est de réhabiliter l’équipe », a déclaré Carteron, lors de sa première apparition au club, vendredi 12 mars. « Je conserve de bons souvenirs avec Zamalek et je dois beaucoup au club, de sorte que je ne peux pas ignorer son appel quand il a besoin de moi », a-t-il ajouté.

La nomination de Carteron s’est révélée une grande surprise. A priori, la situation actuelle de l’équipe n’exigeait pas un changement aussi radical au sein du cadre technique. Les Blancs sont installés à la tête du classement du Championnat avec 33 points, 6 points devant Ahli à la 2e place, mais qui a 3 matchs de plus à jouer.

Même si la situation des Blancs dans la Ligue des champions d’Afrique est critique, l’équipe a encore de fortes chances de se qualifier au tour. Elle devra veiller à ne perdre aucun point durant les deux rencontres restantes en phase de poule contre le MC Alger, le 2 avril, et contre les Sénégalais du Teungueth la semaine suivante (ndlr : Zamalek a rencontré l’Espérance de Tunis à l’occasion de la 4e journée du groupe au Stade du Caire mardi (résultat non communiqué).

Sous la direction de Pacheco, Zamalek a disputé 26 rencontres toutes compétitions confondues (16 victoires, 6 matchs nuls et 4 défaites). Un bilan qui reste satisfaisant pour l’équipe et son entraîneur. Par ailleurs, de nombreux supporteurs zamalkaouis n’arrivent pas à digérer la nomination du Français après son départ précipité. Il était parti à un moment critique de la saison, juste avant les demi-finales de la dernière édition de la Ligue des champions d’Afrique.

A la surprise générale, Carteron avait résilié son contrat avec le club pour prendre en charge l’équipe saoudienne d’Al-Taawon, qui avait proposé à l’entraîneur français une offre alléchante représentant quatre fois son salaire avec Zamalek. Beaucoup de Zamalkaouis estiment que le Français était le premier responsable de la défaite de l’équipe en finale de cette compétition et s’opposaient à son retour.

« Je n’ai pas quitté le club pour l’argent. En revanche, j’ai renoncé à un salaire important en Arabie saoudite pour revenir », a indiqué Carteron à ses joueurs, lors de son premier entraînement avec l’équipe. « Je suis ici pour faire briller Zamalek et je suis sûr que cette génération de joueurs est capable de réaliser des exploits », ajoute-t-il.

Sous la direction de Carteron, Zamalek avait remporté la Supercoupe d’Afrique aux dépens des Tunisiens de l’Esperance en février 2020, avant d’ajouter un autre titre, celui de la Supercoupe d’Egypte, aux dépens d’Ahli, la semaine suivante.

Nouveaux défis

Avec le retour de Carteron, Zamalek va retrouver sa stratégie défensive qui avait débuté en 2014 avec le premier mandat de Jaime Pacheco. Cette école de réalisme avait été suivie par le Portugais Jesualdo Ferreira qui avait succédé à son compatriote en guidant les Blancs vers un doublé local (Championnat/Coupe en 2015), pour la première fois depuis 1988.

Le Suisse Christian Gross, qui a amené les Blancs vers leur unique titre en Coupe de la CAF en 2018, était aussi un entraîneur distingué. Cette génération de coachs a confirmé son succès avec Zamalek. En février 2020, le Français Patrice Carteron a apporté sa pierre à l’édifice avec ses deux Supercoupes. « Sa grande connaissance des joueurs et notre confiance en ses grandes capacités sont à l’origine de sa nomination, car il n’était pas envisageable de recruter un entraîneur qui ne possède pas la connaissance des joueurs », a déclaré le club dans un communiqué sur son site officiel. Le Français va donc travailler avec le même groupe de joueurs, sachant qu’aucun recrutement important n’a été effectué durant l’intersaison.

Zamalek s’est contenté du retour du duo prêté Ahmed Aboul-Fotouh et Mohamad Achraf, l’été dernier. Puis en janvier, les deux attaquants Marwan Hamdi et Seif Jaziri ont été recrutés pour remplacer l’attaquant Moustapha Mohamad, prêté à la formation turque de Galatasaray à l’occasion du mercato d’hiver.

Malheureusement, ce duo d’attaque n’a pas réussi à combler le vide laissé par le départ de Mohamad. Cette situation va s’avérer compliquée pour Carteron qui s’appuyait beaucoup sur son jeune attaquant lors de son premier mandat avec l’équipe. « Le départ de Moustapha Mohamad représente un déficit énorme. C’est un attaquant assez doué, mais nous devons rapidement nous adapter. Nous allons travailler pour trouver une formule pertinente en attaque, ce n’est pas le moment de pleurnicher », confie l’entraîneur français.

« La formation est aussi homogène que par le passé, toutefois, elle a perdu la rage de vaincre qui la caractérisait lors de mon premier mandat. Nous allons oeuvrer pour retrouver cette énergie et combler les lacunes actuelles pour renouer avec le succès », ajoute Carteron.

Carteron devra s’atteler à rétablir l’énergie du trio Achraf Bencharki, Ahmad Sayed dit Zizo et Youssef Ibrahim « Obama ». Ces joueurs avaient beaucoup aidé au développement de la stratégie de Carteron lors de son premier mandat, mais sont actuellement assez loin de leur forme habituelle.

L’entraîneur compte mettre en valeur les aptitudes de ce trio qui possède de grandes capacités. Les prochaines rencontres de Zamalek seront un nouveau challenge. « Je suis un homme habitué aux défis. Les succès auxquels j’ai habitué le groupe me donnent la force et la détermination de continuer mon parcours solide avec l’équipe quelles que soient les difficultés », conclut Carteron.

Zamalek, la nouvelle ère Carteron


Lien court:

 

Courriel
 
Nom
 
Titre
 
Commentaire