Semaine du 10 au 16 février 2021 - Numéro 1361
Beyrouth reçoit le soutien du Caire
  Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a reçu cette semaine au Caire le premier ministre désigné du Liban, Saad Hariri. Au centre des discussions : la formation d'un gouvernement libanais indépendant.
Beyrouth reçoit le soutien du Caire
May Al-Maghrabi10-02-2021

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a reçu, mercredi 3 février au Caire, le premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, en présence du chef de la diplomatie, Sameh Choukri, et du chef des renseignements généraux, le général Abbas Kamel. Les deux dirigeants se sont entretenus des derniers développements de la situation au Liban, dans la région ainsi que de la coopération bilatérale.

Lors de la rencontre, le président Sissi a appelé à hâter la formation d’un cabinet indépendant « capable d’affronter les défis actuels et répondant aux aspirations du peuple libanais à la sécurité et la stabilité », rapporte le communiqué du porte-parole de la présidence, Bassam Radi. Le président a surtout souligné l’intérêt qu’accorde l’Egypte à faire sortir le Liban de sa crise, « ce qui implique aux dirigeants libanais de valoriser l’intérêt national ». Par ailleurs, le président Sissi a réitéré la position constante de l’Egypte en faveur d’un renforcement de la coopération avec le Liban et a affirmé que Le Caire est « prêt à apporter toutes sortes de soutien, afin que le Liban puisse surmonter les crises auxquelles il fait face, notamment les conséquences de l’explosion au port de Beyrouth, ainsi que la pandémie du coronavirus ». De son côté, Saad Hariri a fait part de son « appréciation des efforts déployés par l’Egypte sur tous les plans pour soutenir le Liban » et a salué les efforts du Caire pour « apporter un soutien international au Liban sur les plans politique, économique et humanitaire ».

Hariri a aussi rencontré le secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmad Aboul-Gheit, qui lui a affirmé que sauver le Liban était une « priorité » pour les pays arabes. Aboul-Gheit a notamment appelé « les segments politiques libanais à mettre de côté leurs divergences et divisions, à promouvoir les intérêts nationaux et à sauver le pays de la déchéance », selon un communiqué de la Ligue arabe. Il s’est également entretenu avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui a souligné l’importance de « défendre l’intérêt national du Liban ».

La visite de Saad Hariri en Egypte intervient au moment où l’Egypte s’active dans le sens d’un déblocage de la crise politique libanaise et où Hariri coordonne avec plusieurs pays sur cette question. Il s’est rendu récemment en Turquie et aux Emirats arabes unis et pourrait se rendre à Paris pour des entretiens avec le président français, Emmanuel Macron. Hariri n’est toujours pas parvenu à constituer son gouvernement en raison d’une crise politique qui s’aggrave alors que ses relations avec le chef de l’Etat, Michel Aoun, sont au plus bas du fait d’un bras de fer politique autour de la formation du prochain cabinet. Cette tâche lui avait été assignée le 22 octobre 2020, après la démission du gouvernement de Hassan Diab le 10 août dernier dans la foulée de l’explosion meurtrière au port de Beyrouth.


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