Semaine du 24 au 30 juin 2020 - Numéro 1329
Un siècle de traités sur le partage des eaux du Nil
May Al-Maghrabi24-06-2020
 
  L’Egypte s’est basée dans sa plainte à l’Onu sur les traités internationaux garantissant ses droits irrévocables dans les eaux du Nil. Retour sur les plus importants.

Déclaration de principes : Signée le 23 mars 2015 à Khartoum par l’Egypte, le Soudan et l’Ethiopie, elle comprend 10 articles régissant la construction et l’exploitation du barrage éthiopien de la Renaissance, de façon à préserver les droits et les intérêts des trois pays. Elle établit une coopération autour du Nil et stipule le partage équitable de ses ressources. Dans son article 5, la déclaration exige un accord préalable entre les trois pays sur le remplissage et le fonctionnement du barrage. L’article 10 stipule qu’en cas d’échec des négociations au niveau ministériel, la balle passe dans le camp des chefs d’Etat ou de gouvernement, ou une médiation externe peut être sollicitée.

Accord de 1993 : Accord-cadre conclu entre l’Egypte et l’Ethiopie, qui interdit toute atteinte au quota de l’Egypte dans les eaux du Nil conformément au traité de 1959. Il exige des pays en aval et en amont de se respecter mutuellement.

Convention de 1982 : Convention des Nations-Unies sur le droit international fluvial, qui définit le Nil comme un cours d’eau international auquel s’appliquent les principes et les accords de partage des eaux du Nil.

Traité de 1959 : Signé entre l’Egypte et le Soudan, il définit les quotas d’eaux des deux pays en aval. Ce traité, basé sur un débit de 85 milliards de m3 d’eau à hauteur d’Assouan, en attribue 55,6 à l’Egypte et 18,5 au Soudan, un partage basé sur la différence de population entre les deux pays.

Accord de 1929 : Conclu entre l’Egypte et la Grande-Bretagne (qui représentait, à cette époque coloniale, le Soudan), l’Ouganda et la Tanzanie. L’accord exige l’approbation préalable des autorités égyptiennes à tout projet de barrage ou de détournement des eaux du Nil par les pays en amont.

Traité de 1902 : En vertu de ce traité conclu entre l’Ethiopie et la Grande-Bretagne, l’empereur éthiopien, Menelik II, s’est engagé à ne pas installer sur le Nil bleu, le lac Tana ou le fleuve Subat, des projets entravant le parcours du fleuve l


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