Semaine du 19 au 25 décembre 2018 - Numéro 1255
En toute liberté
  La galerie Picasso tient actuellement, dans deux salles, deux expositions très différentes. Le journaliste Gamal Fahmi se prête à l'abstraction totale, alors que la jeune artiste Dina Targam présente des peintures plus figuratives, avec des femmes élégantes, aux visages sans traits.
En toute liberté
Gamal Fahmi se défoule par la peinture.
Névine Lameï19-12-2018

Trente ans de carrière dans la presse écrite l’ont beaucoup privé de sa passion pour la peinture qu’il pratiquait quand même dans ses temps de loisirs. Il s’agit du journaliste nassérien Gamal Fahmi, qui a décidé de tenir sa première exposition en solo, à la galerie Picasso.

Les formes et les couleurs sont travaillées de manière abstraite, sur de grands formats, lui laissant une grande liberté d’expression. C’est ce qu’il a d’ailleurs toujours cherché, à travers ses articles journalistiques ou ses peintures, en amateur. Loin des règles académiques, il se plaît à briser les normes et se met à jouer avec les formes géométriques et une palette audacieuse, riche en couleurs.

Gamal Fahmi fait et défait le monde à sa manière, l’imagine différemment, à travers des peintures créées en 2017 et 2018. Son travail possède un côté dramatique, issu d’un désir de révolte et d’une volonté de bousculer les choses. Tous les éléments de la toile semblent dialoguer entre eux, faisant état de plusieurs conflits qui animent l’artiste. « J’aime plonger dans l’inconnu, à la recherche de quelque chose de nouveau. Et pour ce faire, il faut suivre son instinct créatif, rester spontané et s’inspirer de la nature, plus proche des pulsations du monde. Cette nature est le miroir de la vie. Elle offre une très grande variété », déclare Fahmi, qui ne cesse de varier les couleurs, la texture de la toile, les rapports entre ces diverses composantes, etc.

A l’aide de son couteau et du pinceau, le peintre essaye de fixer l’éphémère, en multipliant les touches légères et rapides. « La peinture à l’huile permet une facilité d’application ; elle reste ma technique préférée. Je superpose les couches de peinture denses, de quoi engendrer une texture plus complexe, avec des couleurs, rappelant celles de l’arc-en-ciel », précise Fahmi, qui se prête souvent à un jeu d’ombres et de lumières, favorisant les contrastes comme dans la vie réelle.

Le journaliste-peintre est un grand fan d’Edouard Manet et des impressionnistes, qui se sont affranchis de l’académisme il y a longtemps de cela. « J’aime donner libre cours à mes sentiments, simuler la nature, sans la reproduire, libérer les couleurs et les formes de leurs sujets. J’aime l’art qui invite à l’imagination et à la réflexion », conclut Fahmi.

Jusqu’au 21 décembre, à la galerie Picasso, de 10h à 20h (sauf le dimanche). 30, rue Hassan Assem, Zamalek.




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