Semaine du 21 au 26 juin 2018 - Numéro 1230
Afrique en bref
21-06-2018
 
 

Côte d’Ivoire
Partis

Le PDCI, parti de la coalition au pouvoir en Côte d’Ivoire, a rejeté, dimanche 18 juin, la mise en place d’« un parti unifié », avant la présidentielle de 2020, un projet pourtant soutenu par son grand allié, le chef de l’Etat ivoirien, Alassane Ouattara. « Le bureau politique du PDCI (ex-parti au pouvoir) rassure les militants (...) de la détermination du parti à reconquérir le pouvoir en 2020 », dit un communiqué du parti. « Face aux enjeux futurs et soucieux de la préservation de l’union des militants », le parti a également « décidé du report, après la présidentielle de 2020, de son 13e congrès ordinaire » pourtant prévu en 2018. Cette réunion du PDCI en présence de son chef, l’ancien président Henri Konan Bédié, intervient deux semaines après une déclaration de M. Ouattara laissant entrevoir l’idée d’un troisième mandat, dont le deuxième s’achève en 2020. Le RDR, parti du président ivoirien Alassane Ouattara, a voté début mai, lors d’un Congrès extraordinaire pour la formation d’un grand « parti unifié » avec ses alliés au pouvoir, mais veut une primaire avant la présidentielle de 2020.

Nigeria
Boko Haram

Les djihadistes présumés du groupe nigérian Boko Haram ont utilisé des fillettes pour perpétrer des attentats suicide suivis d’attaques à la grenade qui ont fait cette semaine au moins 31 morts dans le nord-est du Nigeria, a indiqué à l’AFP un responsable local sous couvert de l’anonymat. Lors des deux attaques suicide à Damboa dans l’Etat de Borno dans la nuit de samedi à dimanche, « 31 personnes ont été tuées et plusieurs autres blessées », a déclaré un membre d’une milice locale, Babakura Kolo. Les attaques ont visé des personnes qui venaient de célébrer l’Aïd. Après le double attentat suicide, des djihadistes présumés ont visé la foule qui s’était amassée sur le lieu des attaques avec des grenades, faisant davantage de victimes.

Madagascar
Opposition

L’ancien président malgache et opposant Andry Rajoelina a appelé, dimanche 17 juin, le nouveau gouvernement de coalition, formé le 11 juin, à annoncer au plus vite la date de l’élection présidentielle anticipée pour sortir le pays de la crise. Fin mai, saisie par l’opposition, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), plus haute instance juridique du pays, avait accéléré le calendrier électoral en exigeant que les élections présidentielle et législatives soient organisées d’ici la fin de la saison sèche, c’est-à-dire d’ici septembre-octobre, et non plus à la fin 2018. Si la date des élections « est conforme à la décision de la HCC, alors personne ne va plus camper sur sa position », a ajouté M. Rajoelina, lors d’une émission spéciale sur sa chaîne de télévision Viva. Il faisait référence à la mobilisation des partisans de l’opposition qui occupent depuis fin avril la place du 13-Mai dans la capitale Antananarivo pour réclamer le départ du président Hery Rajaonarimampianina.


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