Semaine 26 juillet au 1er août 2017 - Numéro 1185
Mohamad Moussa Al-Dib : Nous avons réalisé un sans-faute
  Mohamad Moussa Al-Dib, nouveau directeur technique de la sélection d’haltérophilie, revient sur l’exploit de la sélection aux Championnats d’Afrique achevés le l8 juillet à l’Ile Maurice. Entretien.
Mohamad Moussa Al-Dib
Mohamad Moussa Al-Dib, nouveau directeur technique de la sélection d’haltérophilie. (Photo : Fédération africaine d'haltérophilie)
Doaa Badr26-07-2017

Mohamad Moussa Al-Dib : La sélection a réalisé un véritable exploit. Nous avons raflé 15 médailles d’or lors de ces Championnats d’Afrique. Je suis très content de cette performance. Nous avons participé à cette compétition avec 5 haltérophiles seulement : Mohamad Ihab (85 kg), Ragab Abdel-Hay (94 kg) et Ahmad Abdel-Aziz (+105 kg) chez les hommes ainsi que Dina Barakat (90 kg) et Chaïmaa Khalaf (+90 kg) chez les femmes. Ces cinq haltérophiles ont décroché chacun 3 médailles d’or (à l’arraché, à l’épaulé-jeté et au total). Nous avons réalisé un parcours sans-faute.

— Comment était la concur­rence lors de ces championnats ?

— Bien sûr, le niveau des Championnats d’Afrique est très inférieur à celui des haltérophiles égyptiens qui sont parmi les meilleurs au monde. Mon objectif était de rem­porter 15 médailles d’or, mais j’avais peur de perdre une ou deux médailles à cause de la forte concurrence avec l’Algérie. La performance égyp­tienne peut être considérée comme une véritable prouesse compte tenu de la très mauvaise préparation de l’équipe nationale.

— Comment avez-vous préparé ces championnats ?

— J’ai commencé à assumer la charge de directeur technique de l’équipe nationale au début du mois de mai, juste avant les Jeux de la solidarité islamique. La sélection nationale n’avait effectué aucun regroupement depuis la fin des Jeux Olympiques (JO) de Rio de Janeiro en août 2016 où l’haltérophilie égyp­tienne avait décroché deux médailles de bronze (Mohamad Ihab et Sarah Samir). Ainsi, le premier regroupe­ment de l’équipe nationale a été effectué après mon arrivée à la tête de la sélection. Le temps était donc très court pour effectuer une préparation de fond. Sachant notamment que les haltérophiles égyptiens sont en manque de vitamines et de subs­tances nutritives essentielles.

— Quelle est l’importance de cette compétition africaine ?

— Les Championnats d’Afrique ne sont pas une compétition d’une grande importance pour l’haltérophi­lie égyptienne, car ils ne sont pas qualificatifs pour les Mondiaux. En plus, le niveau africain est inférieur à celui de l’Egypte. Pour moi, les Championnats d’Afrique sont une étape de préparation pour les Championnats du monde qui auront lieu en novembre prochain aux Etats-Unis, l’objectif principal de cette saison. La compétition africaine était donc un test pour évaluer le niveau de mes athlètes et leurs performances lors d'une compétition officielle. Je suis en train de préparer le plan de travail que nous allons suivre jusqu’aux Mondiaux.

— Vous venez de prendre en charge une équipe très forte au niveau international. Est-ce que cela représente un défi pour vous ?

Nous avons réalisé un sans-faute
La sélection fête sa victoire en Afrique. (Photo : Fédération africaine d'haltérophilie)

— Oui en effet, c’est un grand défi pour moi de diriger une équipe aux athlètes d’un aussi haut niveau. Mais je suis très ambitieux et j’ai de grands projets pour l’haltérophilie égyp­tienne. Mon objectif principal pour cette saison est de décrocher plu­sieurs médailles aux Championnats du monde qui auront lieu en novembre prochain. Je remercie le président de la Fédération égyp­tienne, Mahmoud Mahgoub, qui m’a offert cette opportunité, et je sais que je vais faire de mon mieux pour être à la hauteur de cette responsabilité.

Comment jugez-vous le niveau des haltérophiles égyp­tiens ?

— L’Egypte possède des athlètes très talentueux qui ont un bon niveau international. Ces 2 derniers mois, les haltérophiles ont récupéré 90 % de leurs capacités, affaiblis après une longue pause. La plupart ont amélio­ré leurs records personnels. A cause de la crise économique, nous avons choisi seulement les athlètes qui sont capables de se classer parmi les 6 premiers aux Mondiaux. Donc, nous avons choisi ceux qui avaient réalisé de bonnes performances aux JO ou aux Mondiaux. Nous avons effectué la préparation pour les Mondiaux avec les athlètes qui ont disputé les Championnats d’Afrique en ajoutant Ahmad Saad et Sara Samir, les médaillés de bronze olympique. Sara Samir a repris l’entraînement cette semaine après un arrêt d’un an à cause de ses examens scolaires (bac­calauréat). Cette jeune haltérophile, championne du monde junior et championne olympique junior, est la meilleure haltérophile égyptienne. Elle est encore jeune et possède des qualités exceptionnelles. Je pense qu’elle a la capacité de réaliser des exploits sans précédent pour l’halté­rophilie égyptienne.

— Quel est votre programme jusqu’aux Mondiaux ?

— Cette semaine, nous allons continuer notre stage de préparation au Centre olympique de Maadi. A la fin du mois d’août, nous devons effectuer un camp en Azerbaïdjan. Et nous devrons effectuer un dernier stage de préparation aux Etats-Unis juste avant les Mondiaux. Il reste à peu près 4 mois avant les Mondiaux. Nous avons donc, cette fois, le temps de bien nous préparer.




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