Semaine du 18 au 24 janvier 2017 - Numéro 1159
La saison des revenants
  Avec 7 nouveaux films prévus en salle en ce début d’année 2017, plusieurs jeunes font tête d'affiche, alors que d'autres stars font leur come-back. Farce, comédie musicale, romance et drame social, tout y est. Coup de projecteu
La saison des revenants
Al-Qarmouti fi Ard Al-Nar (Al-Qarmouti en terre de feu).
Yasser Moheb18-01-2017

C’est bientôt le début de la saison cinématographique des vacances de la mi-année. Sept nouveaux films égyptiens sont programmés, en même temps, dans les salles obscures. Un record pour cette période de l’année. Les jeunes stars continuent à donner le ton, faisant tête d’affiche dans la plupart de ces nouvelles fictions. Farce, action, comédie musicale ou drame sociopolitique, ce janvier 2017 sera donc à tous les goûts.

Si le nouveau long métrage Mawlana (notre seigneur) de Magdi Ahmad Ali, d’après un roman éponyme d’Ibrahim Issa, a bien inauguré ce début d’année avec quelque 4 millions de L.E. de recettes au bout d’une semaine de projection, la liste des films attendus durant les vacances scolaires prévoit plusieurs millions. Ces films peuvent beaucoup offrir à un box-office égyptien encore assoiffé, vu la palette des stars qui les animent.

Commençons par les films dont la sortie est prévue cette semaine, avec en tête de liste Yabani Asli (du japonais authentique). Ce film marque le come-back du comédien Ahmad Eïd après cinq ans d’absence, depuis son dernier film Haz Saïd (bonne chance), projeté en 2012. Ecrit par Loäy Al-Sayed et réalisé par Mahmoud Karim, le film traite des problèmes de l’enseignement en Egypte sur un ton sarcastique. Il compare l’Egypte au Japon à travers l’histoire d’un jeune homme qui travaille au Centre culturel japonais du Caire et qui tombe amoureux de sa collègue nippone. Cette dernière donne naissance à des jumeaux, dont l’un est enlevé au Japon, alors que l’autre se fait kidnapper en Egypte.

Le comédien Ahmad Adam est lui aussi un revenant. Il retourne au grand écran avec son personnage caricatural-fétiche, Al-Qarmouti, dans le film Al-Qarmouti fi Ard Al-Nar (Al-Qarmouti en terre de feu). Après 12 ans d’absence depuis son dernier film Maalech Ehna Benetbahdel (être complètement descendu) sorti en 2005, Adam plonge encore et toujours dans la comédie noire, son genre préféré. Il se lance davantage dans la critique politique, aussi bien locale que régionale. Produit par Ahmad Al-Sobki, écrit par Mohamad Nabawi et Alaa Hassan et réalisé par Ahmad Al-Badri, Al-Qarmouti en terre de feu s’attaque surtout à Daech et à ces jeunes gens embrigadés par ses milices. Al-Qarmouti, en héros national, essaie de les sauver de l’emprise de la mouvance islamiste.

A toutes les sauces
Un troisième revenant : le chanteur et comédien Moustapha Qamar, qui participe à ce marathon de mi-année avec le film Fein Qalbi (où est mon coeur ?). Une nouvelle comédie après 5 ans d’absence. Le film réalisé par Ihab Radi est également interprété par Yousra Al-Lozi, Chérie Adel et Edouard. Il aborde la vie conjugale d’un jeune couple, mise à mal par un nouvel amour.

Les fans de la comédienne Ayten Amer pourront se réjouir en la voyant pour la première fois en tête d’affiche, dans le film Ya Thaddi ya Taaddi (ça passe ou ça casse). Elle y incarne le rôle d’une enseignante dans une auto-école, un métier qui peut certes provoquer tant de problèmes pour une femme, dans une société masculine. Ayten Amer parie sur l’originalité et la fraîcheur de l’idée pour pouvoir rivaliser, avec tous ces autres noms, plus rodés dans ce genre de films.

Parmi les oeuvres les plus attendues par le jeune public du cinéma commercial vient Akher Dik Fi Masr (le coq de la basse-cour), avec la star Mohamad Ramadan, qui connaît récemment une véritable consécration, grâce aux rôles du costaud truand, très en vogue.

Ecrit par Ayman Bahgat Qamar et réalisé par Amr Arafa, ce nouveau métrage marque la quatrième expérience comique pour Ramadan, dont les réussites berçaient entre les films d’action et les thrillers. Dans cette nouvelle aventure comique, Mohamad Ramadan tient le rôle d’un jeune homme gâté par sa famille, dont presque tous les membres essaient de lui trouver une épouse.

Al-Qérd Beyetkallem (le singe parle) est le seul drame social sur cette liste de projections alléchantes. Son affiche est partagée par le trio Amr Waked, Ahmad Al-Fichawi et Réham Haggag.

Ce film d’auteur, signé Peter Mimi, relate l’histoire de deux frères qui travaillent comme magiciens et qui décident de se servir d’un trucage pour libérer leur père récemment emprisonné .




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