Semaine du 14 au 20 décembre 2016 - Numéro 1155
Le football passe entre les mailles du filet
  Contrairement aux autres disciplines, le football n’a pas été gravement affecté par la libération des taux de change.
Le football passe entre les mailles du filet
Le salaire de Hector Cuper, sélectionneur des Pharaons, s'élève à 72 000 dollars par mois. (Photo : Reuters)
Mohamad Mosselhi14-12-2016

Alors que la sélection nationale de football est dirigée par l’Argentin Hector Cuper, la fédération n’a pas été touchée par la décision du ministre du Sport de licencier les entraîneurs étrangers qui refusent d’être payés en L.E. Nommé en février 2015 pour un salaire mensuel de 65 000 dollars, Hector Cuper n’a pas à craindre pour son poste et l’avenir de son travail avec les Pharaons qui se sont récemment qualifiés pour la prochaine CAN et qui se sont placés à la tête de leur groupe pour les qualifications au Mondial 2018.

Ces succès ont incité la fédération à augmenter le salaire de Cuper de 10 %, qui touche désormais 72 000 dollars. « La Fédération égyptienne n’est pas concernée par la décision du ministre du Sport, puisqu’elle a ses propres ressources en dollars, et dans tous les cas, le ministère est loin de pouvoir assumer un salaire aussi élevé », a déclaré Hani Abou-Reida, président de la Fédération égyptienne de football. « On reçoit la majorité de nos fonds en dollar. Et verser un tel salaire à Cuper ne représente pas de problème pour la fédération », a-t-il ajouté. La situation est similaire dans les autres clubs comme Ahli, Zamalek ou Smouha. 52 joueurs évoluent actuellement dans le championnat, et c’est normal qu’ils touchent leurs salaires en dollar, même si avec la libération des taux de change, ces salaires coûtent quasiment le double aux clubs.

Le club Ahli possède par exemple 3 joueurs étrangers qui sont rémunérés en dollar, comme l’a indiqué Kamel Zaher, trésorier du club. « Ces contrats ont été signés en dollar et Ahli ne revient pas sur ses engagements », a déclaré le trésorier. Le club de Zamalek possède lui aussi 3 joueurs étrangers. Le contrat annuel de l’attaquant nigérian, Stanley Ohawuchi, a été réglé l’été dernier avant la libération des taux de change, mais deux autres contrats doivent encore être honorés. Il est clair cependant que le flottement de la livre a porté un coup à la trésorerie des clubs de façon générale. Le président du club Zamalek, Mortada Mansour, a d’ailleurs répondu aux joueurs réclamant un entraîneur étranger en disant : « L’équipe aura un entraîneur étranger quand le dollar sera redescendu à 6 L.E. ». Ismaïli et Masri, deux clubs qui souffrent toujours du manque de moyens financiers, ont indiqué qu’ils étaient en négociation avec leurs joueurs étrangers, afin qu’ils acceptent de toucher leurs salaires en L.E., ou la moitié en livre et l’autre en dollar. Dans d’autres clubs comme Dakhliya, Talaë Al-Gueich, Moqaouloun ou Assouan qui possèdent tous des joueurs étrangers, ces derniers touchent déjà leurs salaires en livre égyptienne.




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