Semaine du 21 au 27 septembre 2016 - Numéro 1143
L’Egypte s’ouvre sur le monde
  Le président Abdel-Fattah Al-Sissi était cette semaine à New York pour la 71e session de l’Assemblée générale de l’Onu. L’occasion pour l’Egypte de consolider sa place dans le concert des nations.ONU
L’Egypte s’ouvre sur le monde
Le chef de l'Etat a assisté lors de sa présence à New York à un sommet du Conseil de la paix et de la sécurité de l'union africaine.
Chaïmaa Abdel-Hamid21-09-2016

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi s’est rendu cette semaine à New York pour participer à la 71e session de l’Assemblée générale de l’Onu. Le président était accompagné d’une délégation de 20 parlementaires, parmi lesquels figurent Abdel-Réhim Ali, membre de la commission des affaires arabes, May Al-Batrane, présidente de la commission des télécommunications, et Khaled Youssef, membre de la commission de la culture et des médias. Cette 71e session est d’une grande importance pour l’Egypte et les pays participants, compte tenu de la multiplicité et la complexité des dossiers au sein de la région, en particulier les crises syrienne et palestinienne. Le porte-parole de la présidence, Alaa Youssef, a affirmé que « l’Egypte tenait à participer aux activités des Nations-Unies vu le rôle constructif que joue l’Onu pour assurer la paix et la sécurité régionale et internationale ».

Le président Sissi a prononcé mardi l’allocution de l’Egypte devant l’Assemblée générale de l’Onu, qui porte sur les développements des situations politique et économique en Egypte et la position de l’Egypte à l’égard des questions régionales. L’agenda du président Sissi était bien surchargé. Le chef de l’Etat a participé également à d’importantes réunions à l’Onu, dont le sommet du Conseil de sécurité de l’Onu sur les développements au Moyen-Orient, notamment en Syrie et en Libye, tenu ce mercredi. Le sommet, présidé par le premier ministre néo-zélandais John Key, a prêté une attention particulière aux crises dans la guerre qui déchire la Syrie et la Libye. Ensuite, le président a également participé à une réunion de haut niveau portant sur les moyens de faire face à la crise des réfugiés et l’afflux de migrants en raison des turbulences en cours dans leurs pays. Sissi a présidé aussi un sommet du Conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine, en marge de la réunion de l’assemblée, pour discuter des derniers développements dans le Soudan du Sud à la suite des combats violents, dans la capitale Juba. Le président a également été à la tête d’une réunion du comité sur le changement climatique avec les dirigeants africains, pour discuter des résultats de l’accord de Paris sur le changement climatique, ainsi que des préparatifs pour le prochain sommet sur le climat qui doit se tenir à Marrakech avant la fin de l’année.

Selon Hicham Mourad, professeur de sciences politiques à l’Université du Caire, l’Assemblée générale est une occasion importante pour le chef de l’Etat égyptien, car elle tombe à un moment très délicat pour l’Egypte. « La position de l’Egypte aujourd’hui est beaucoup plus stable et claire qu’elle ne l’était l’année dernière. Cette rencontre est donc une chance pour l’Egypte de présenter devant l’Assemblée générale de l’Onu le développement politique et économique qu’elle vit. Durant cette dernière année, l’Egypte a pu s’ouvrir sur le continent asiatique et a pu gagner la confiance de plusieurs pays européens. Cette ouverture sur le monde a aidé à augmenter les investissements, à créer de nouveaux projets, et à signer de nouveaux partenariats. Cette position actuelle peut donc rapprocher des pays qui gardent toujours leur écart vis-à-vis de l’Egypte, notamment les Etats-Unis. De plus, le fait de parler directement devant les chefs et les leaders des Etats donne une image beaucoup plus claire et détaillée que celle qui peut leur être transmise par les médias, les organisations ou même leurs ministères », précise le politologue, qui ajoute : « Il s’agit aussi d’une occasion pour tenir des rencontres bilatérales avec différents leaders pour discuter des dossiers importants, renforcer les relations, ou inviter à plus d’investissements et de coopération bilatérale dans les différents domaines : économique, sécuritaire, ou politique », souligne Mourad.

Rencontres bilatérales

Le ministre des Affaires étrangères, Sameh Choukri, qui s’est rendu à New York quelques jours auparavant, pour préparer la visite du président Abdel-Fattah Al-Sissi a mené, dès son arrivée à New York, des contacts intensifs pour préparer les entretiens bilatéraux du président avec ses homologues et avec les patrons des organisations internationales et régionales. Il s’est entretenu avec un grand nombre de chefs de diplomatie du renforcement des relations bilatérales entre l’Egypte et leurs pays respectifs et de la coordination des positions envers les sujets inscrits à l’ordre du jour des réunions de l’Assemblée générale de l’Onu. Sissi a effectué d’importants entretiens en marge de sa participation aux réunions de l’Assemblée générale de l’Onu avec plusieurs dirigeants, dont le président français, le premier ministre britannique, le roi jordanien et d’autres.

En outre, une délégation de l’Eglise évangélique s’est dirigée à New York pour soutenir l’Etat égyptien, a affirmé l’Eglise évangélique dans un communiqué, ajoutant que les responsables de la communauté évangélique en Egypte ont contacté plusieurs cadres évangéliques américains pour soutenir l’Egypte durant cette étape critique de l’histoire de la région. Les cadres égyptiens des Eglises évangéliques aux Etats-Unis ont demandé à leurs adeptes de participer à une manifestation à New York devant le siège des Nations-Unies, afin d’exprimer publiquement leur soutien au président égyptien, Abdel-Fattah Al-Sissi. Dans un communiqué diffusé ces jours derniers et signé par l’archevêque copte orthodoxe David, l’archidiocèse copte orthodoxe invite le clergé et les fidèles à recevoir le président égyptien en manifestant publiquement leur soutien à sa politique et indique également l’intérêt manifesté par le patriarche, Tawadros II, en ce qui concerne la réussite du voyage du président aux Etats-Unis. « La présence de coptes, devant le siège de l’Onu en appui au président égyptien, peut-on lire dans le communiqué, représentera également un signal fort envoyé à tous ceux qui n’aiment pas l’Egypte, notre bien-aimé pays ». L’initiative singulière de l’archidiocèse copte orthodoxe d’Amérique du Nord fait suite aux polémiques suscitées à la fin de juillet par les manifestations organisées par certains groupes de la diaspora copte à Washington, face à la Maison Blanche, pour protester contre les violences subies par les chrétiens en Egypte.




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