Semaine du 9 au 15 septembre 2015 - Numéro 1092
CAN : Les Pharaons assurent le spectacle
  La sélection égyptienne a battu le Tchad 5-1 dimanche dernier, s’installant ainsi à la tête du groupe G des qualifications de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN) 2017 devant le Nigeria, qui a trébuché face à la Tanzanie.
CAN : Les Pharaons assurent le spectacle
Kahraba, nouvel élément-clé des Pharaons, a marqué un but face au Tchad.
Karim Farouk09-09-2015

Six points sur six, la sélection d’Egypte a réalisé un parcours sans faute lors des qualifications de la CAN 2017. Après un début satisfaisant face à la Tanzanie 3-0 à domicile, les Pharaons ont monté un beau spectacle, même si ce n’était pas au goût des supporters tchadiens présents au stade d’Idriss Mahamat Ouya, en assommant le Tchad 5-1 dimanche dernier à N’Ndjamena. Bassem Morsi a été le héros de la soirée en signant un triplé aux 2e, 25e et 62e minutes, en plus de 2 frappes de Mohamad Salah (40) et Mahmoud Abdel-Moneim « Kahraba » (57). Nadjim Haroun a marqué l’unique but des hôtes, mais cela n’a pas servi à grand-chose pour le public tchadien qui a vu son équipe entièrement chamboulée cette soirée. « Je remercie Dieu pour cette victoire et pour ma performance. L’entraîneur Hector Cuper nous demandait de foncer à l’attaque et de saisir toute opportunité pour marquer des buts et tuer le match. Et c’est ce que nous avons fait jusqu’au bout », a dit Morsi après le match. Une large victoire qui a placé le septuple champion d’Afrique en tête de ce groupe G, notamment après le nul du Nigeria contre la Tanzanie 0-0. C’est la plus large victoire que l’Egypte ait réalisée hors de son temple battant son ancien record de 5-3 face au Kenya en 1982. « Je suis très fier d’entraîner ce groupe de joueurs qui se caractérisent par un esprit de battant. Ils ont joué un grand match sur une pelouse rude et dans une température très élevée. Ils ont montré qu’ils sont de vrais guerriers. C’est une grande victoire, mais ce n’est qu’un pas vers la qualification. Nous devons garder les pieds sur terre. Nous devons remédier à certaines lacunes », a dit le sélectionneur Hector Cuper, lors de la conférence de presse organisée à la fin du match.

CAN : Les Pharaons assurent le spectacle

Dans ses choix, le technicien argentin a pris en considération d’abord le physique et l’esprit, au détriment parfois de certains aspects techniques. C’est ainsi que des joueurs tels qu’Ibrahim Salah, Ahmad Tewfiq, Ramadan Sobhi, Rami Rabia et Ahmad Hégazi ont fait leur percée dans la sélection, même si tous ne sont pas réguliers avec leurs équipes, alors que des joueurs doués comme Hossam Ghali, Abdallah Al-Saïd et Walid Soliman étaient écartés du groupe. Le onze de départ face au Tchad avait une moyenne d’âge de 23,9 ans avec le latéral gauche Mohamad Abdel-Chafi, le joueur le plus âgé (30 ans) et Ramadan Sobhi le plus jeune, ayant fêté ses 18 ans le 27 juin dernier. « Ce groupe est très talentueux et homogène. Il lui fallait deux ou trois victoires d’affilée pour acquérir la confiance nécessaire », a dit Ossama Nabih, l’entraîneur adjoint de la sélection. Les statistiques sont là pour le confirmer : En deux rencontres, les hommes de Cuper ont récolté 6 points, marqué 8 buts et concédé un seul but. C’est vrai que les adversaires ne sont pas de grandes puissances continentales, mais l’Egypte non plus n’est plus la terreur du continent, notamment après avoir raté les 3 dernières éditions de la CAN. Toutefois, on peut dire que depuis l’arrivée de Cuper en mars dernier, l’équipe est en nette progression. Elle a remporté les 4 rencontres qu’elle a disputées en débutant en amical face à la Guinée équatoriale 2-0, ensuite le Malawi 2-1, avant de passer aux matchs officiels face à la Tanzanie 3-0 et son exploit tchadien 5-1. Le technicien argentin semble avoir trouvé sa formule magique et ses hommes pour le moment. Ahmad Al-Chennawi s’est imposé dans les cages avec devant lui Rabia-Hégazi dans la charnière défensive et Hazem Emam (droite) et Abdel-Chafi (gauche) sur les flancs. Mohamad Al-Nenni et Ibrahim Salah jouaient le rôle de récupérateurs au milieu du terrain derrière généralement un trio composé de Kahraba, Salah et récemment Sobhi. L’attaquant de l’AS Rome, Salah, l’élément inspirateur de l’équipe, lui donne une grande flexibilité technique en évoluant sur les flancs ou au milieu, et parfois même en pointe d’attaque. Au poste de numéro 9, Morsi a forgé son statut de titulaire indiscutable en devenant le buteur des qualifications avec 4 buts (6 buts en 4 sélections au total).

Le sérieux n’a pas encore commencé


L’équipe a réalisé un parcours sans faute lors de cette première étape, mais les choses sérieuses n’ont pas encore commencé. « Jusqu’à présent, nous sommes satisfaits de ce qu’on a réalisé, vu les circonstances difficiles qu’on a traversées. Mais je veux vous assurer qu’on doit s’attendre à des choses beaucoup plus difficiles », annonce sagement Nabih. En effet, les Egyptiens seront confrontés à leur principal rival du groupe, les Super Aigles du Nigeria. Ces derniers ont été tenus en échec par la Tanzanie à l’occasion de la première sortie de leur nouvel entraîneur Sunday Oliseh et seront sûrement acharnés pour rattraper le retard lors de leur tête-à-tête. Mais ce rendez-vous n’aura lieu que dans 6 mois, ce qui donnera l’occasion à Cuper de bien préparer ses joueurs et de leur apprendre ses méthodes. Une chose qu’il n’a pas eu le luxe de faire avant les deux dernières confrontations, vu que l’équipe n’a pas joué de matchs de préparations en raison du calendrier surchargé des compétitions locales. Rendez-vous alors pour les deux duels Egypte-Nigeria en mars 2016, qui détermineront en grande partie le vainqueur de ce groupe et lui accorderont le ticket pour atteindre le sommet africain.



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