Semaine du 9 au 15 septembre 2015 - Numéro 1092
Hassan Al-Shabrawishy : Nous allons nous focaliser sur l’assurance médicale
  Hassan Al-Shabrawishy, PDG d'Axa Egypt, évoque les perspectives du marché égyptien de l’assurance.
Hassan Al-Shabrawishy
Hassan Al-Shabrawishy, PDG d'Axa Egypt.
09-09-2015

Al-Ahram Hebdo : Qu’est-ce qui vous a amené à penser que le moment était opportun pour vous installer sur le marché égyptien de l’assurance ?

Hassan Al-Shabrawishy : Nous avons une présence historique en Afrique francophone et nous réfléchissions, depuis environ deux ans, à notre stratégie de développement dans le continent qui devrait connaître une très forte croissance dans les prochaines décennies. Le département des recherches d’Axa a fait des recherches sur les marchés potentiellement attractifs, et nous avons trouvé l’Egypte et le Nigeria. Nous avons considéré également que l’arrivée au pouvoir du président Sissi et la stabilité politique en Egypte mèneront à un épanouissement du marché des assurances. Nous ciblons le Nigeria et l’Egypte vu leur stabilité et leur potentiel de croissance.

— Quel est le taux de croissance du secteur des assurances en Egypte ? L’avez-vous pris en considération avant de vous installer sur le marché égyptien ?

— En Egypte, le marché des assurances représente 0,7 % du PIB. Il y a donc une marge de progression importante. Parallèlement, il y a le cas de l’Afrique du Sud qui a atteint le taux très élevé de 15 %, raison pour laquelle elle n’était pas une cible intéressante à nos yeux.

— La concurrence des compagnies multinationales comme AIG et Allianz ne vous inquiète-t-elle pas ?

— Nous sommes habitués à la concurrence. Nous cherchons à faire valoir nos avantages compétitifs tels que la puissance de notre marque, une forte notoriété ainsi qu’une position financière solide. Il y a ensuite la compétence des équipes de travail performantes qu’on sélectionne avec minutie. Le troisième élément c’est l’innovation. Dans chaque secteur, nous avons des solutions innovatrices. Nous avons tiré profit de la présence des sociétés françaises en Egypte qui peuvent être nos partenaires potentiels.

— Quelle est votre stratégie en Egypte pour les trois prochaines années ?

— L’acquisition de CIL nous permettra d’accéder à la clientèle de CIB en plus du portefeuille des ventes en détail de City Bank acheté par CIB, car leurs plans de croissance sont très ambitieux. Nous allons nous focaliser sur l’assurance médicale, qui est notre priorité sur le marché égyptien. Le choix des médecins et des hôpitaux est très compliqué. Nous avons aidé les clients non seulement à se faire rembourser, mais également à faire le bon choix. Notre troisième domaine d’activité sera les assurances tous risques pour les entreprises.

— Le capital minimum requis dans une société d’assurance égyptienne est de 500 millions de L.E. Pourquoi avez-vous payé une somme plus grande ?

— Pour deux raisons. D’abord, nous devons montrer que nous sommes un assureur solide financièrement. Nous avons aussi l’ambition de réaliser une croissance énorme, ce qui exige un grand capital. Notre capital est de 1,5 milliard de L.E. dont deux tiers sont consacrés à l’acquisition de CIL.




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