Semaine du 2 au 8 septembre 2015 - Numéro 1091
Les WAMA font leur come-back
  Après 5 ans d’absence, WAMA revient avec un nouvel album, Kan Ya Ma Kan (il était une fois). Surfant sur le succès de leurs titres aux intonations pop oriental, les quatre chanteurs proposent des titres énergiques et réussis, mais sans grandes surprises.
Les WAMA font leur come-back
Le groupe WAMA revient avec un nouvel album séduisant à plusieurs titres.
Yasser Moheb02-09-2015

WAMA est incontestablement l’un des jeunes groupes actuels les plus connus. Leurs débuts remontent à 1999 avec un premier tube, Ya Leil (ô nuit). Le groupe d’enfer : Ahmad Fahmi, Mohamad Nour, Nader Hamdi et Ahmad Chami, vient de faire son come-back avec un nouvel album, Kan Ya Ma Kan (il était une fois).

L’album s’ouvre sur Elli Ana Mestaghrablo (ce qui m’étonne), une chanson écrite par Ahmad Abou-Zeid, composée par Ibrahim Abou-Zeid et arrangée par Mohamad Chafiq. Alliance entre rythmes occidentaux et airs orientaux, la chanson réussit facilement à plaire. Airs de clavier avec du bozouki et de la guitare en arrière-fond : le style assez gai est aussi mis en avant par la voix douce et harmonieuse des quatre chanteurs.

Après des années d’absence et d’expériences individuelles en solo, le groupe décide de revenir avec un nouveau souffle. Astanna Eih ? (qu’est-ce que j’attends ?) en est un exemple avec un style électro-house. La chanson amène des airs super-rythmiques, magnifiés par des voix teintées de style électronique.

Si Leih Lä ? (pourquoi pas ?) est d’un rythme plus rapide, les paroles de Mohamad Attiya, assez légères, viennent lui donner plus d’altitude, tout en restant à la hauteur de la musique composée et arrangée par Nader Hamdi.

Les rythmes latins s’invitent
Toutefois, il faut attendre jusqu’à la sixième chanson de l’album, Kan Ya Ma Kan (il était une fois), le titre éponyme de l’album, pour être vraiment séduit par des sonorités entre tango et rumba, utilisant l’accordéon, le piano, la guitare espagnole, le bongo et la trompette. Ces instruments sont les véritables interprètes des trois minutes et demie de ce morceau, au style latin bien exécuté. Avec des paroles signées Ahmad Fahmi, une musique d’Ihab Abdel-Wahed et un arrangement toujours de Nader Hamdi, ce titre reste l’un des plus réussis de l’album.

Le septième titre, un genre slow, Matëlaïch Ettaméni (ne t’inquiète pas), se présente comme un défi lancé par un amoureux qui vient de quitter sa dulcinée. « Rien ne nous attache, et si mon coeur aura un jour quelques regrets, je me considérerai mort. Tu as pu me quitter, et moi j’ai réussi à t’oublier ». Ces paroles de Gamal Al-Khouli sont mises en musique par Ahmad Fahmi, lequel accorde une place de choix au violon, son instrument fétiche. Celui-ci prend le devant, aboutissant, malgré tout, à une chanson sans éclat.

L’album se termine sur Mech Wahid (je ne suis pas seul), sur une note typiquement WAMA, où la vocalise est maître du jeu, avec un arrangement instrumental oscillant entre reggae et folk. La prestation des chanteurs jouant avec des intonations aux goûts latins, ainsi que le piano, donnent à l’oeuvre une teinte mélancolique.

Certes, l’album n’est pas d’une originalité sans fin, mais les 29 minutes passent trop rapidement tant le charme opère à la perfection. Un tube riche en couleurs, mais qui cède parfois à la facilité .



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