Semaine du 2 au 8 septembre 2015 - Numéro 1091
Manque de moyens chronique
Mohamed Atef02-09-2015
 
 

En principe, l'Egypte a l'habitude d'organiser six grands festivals de cinéma par an. Certains sont organisés par l'Etat, comme celui d'Ismaïliya pour les documentaires et les courts métrages (budget de 800 000 L.E.) ou celui du cinéma national. D'autres comme les Festivals du Caire et d'Alexandrie sont l'oeuvre d'associations cinématographiques. Le ministère de la Culture leur accorde toutefois un conséquent appui financier (six millions de L.E. pour le Festival du film du Caire) et désigne le cadre et les responsables.

Ces dernières années, le pays a vu naître d'autres festivals, certes plus jeunes mais très prometteurs, comme les deux festivals de Louqsor pour les films européens et africains, créés au lendemain de la révolution de 2011. Ceux-ci sont organisés par deux associations de la société civile dédiées au développement culturel. Ils comptent essentiellement sur les donations et les sponsors quant à leur financement, car la subvention que leur accorde l'Etat (environ 1,5 million) est loin de subvenir à leurs besoins.

Mais les dernières lois sur les ONG, limitant le recours à l'aide étrangère, constitue un coup de grâce pour ces deux festivals qui obtenaient des fonds de l'Union européenne, entre autres. Leurs directions ne s'en tirent toutefois pas mal, à comparer avec le Festival du film du Caire. Bien que plus ancien, ses responsables se disent noyés par les dettes accumulées par leurs prédécesseurs et par les problèmes d'administration.


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