Semaine du 4 au 10 février 2015 - Numéro 1061
Antiquités  : Un squelette revient de Belgique
  Le ministère des Antiquités déploie d'intenses efforts pour récupérer différentes pièces égyptiennes exfiltrées du pays. Il vient de recevoir un squelette humain vieux de 35 000 ans.
Antiquités
Nasma Réda04-02-2015

Suite à d’intenses efforts diplomatiques, l’Egypte a récupéré la semaine dernière une pièce préhistorique rare, se trouvant en Belgique. Il s’agit d’un squelette humain datant de plus de 35000 ans av. J.-C., qui a été décou­vert en 1980 par la mission archéologique belge de l’Université de Leuven, opérantsur le site archéologique de Nazlet Khater dans le gouvernorat de Sohag, en Haute-Egypte. Conformément à la législation de l’époque, la mission archéologique avait le droit d’expédier à l’étranger une partie de ses découvertes. Depuis, le squelette se trouvait dans les labora­toires d’études préhistoriques de l’université belge. « Vu l’importance culturelle et histo­rique de ce squelette, le Comité permanent des antiquités ainsi que le département des objets rapatriés ont communiqué avec les respon­sables de l’Université de Leuven et se sont mis d’accord pour rendre cettepièce rare à l’Egypte », a souligné Mamdouh Al-Damati, ministre des Antiquités. Ali Ahmad, responsable de ce département, a de sa part déclaré que « ce squelette comptera parmi les pièces exception­nelles qui seront exposées au musée de la Civilisation à Fostat ».

Nazlet Khater est un site archéolo­gique célèbre pour ses fragments humains préhistoriques. Situé dans le désert est au bord de la vallée du Nil, Nazlet Khater était une région d’acti­vités minières il y a plus de 40000 ans. Lors des fouilles qui ont duré plus de cinq ans dès 1977, la mission belge a découvert au sommet d’une colline rocheuse une tombe de 160 cm de long et d’environ 30 cm de large creusée 60 cm sous terre. Les fragments qui ont été trouvés étaient très mal conservés, et la personne d’une taille de 160 cm, était couchée sur le dos. Aucun autre objet n’a été trouvé, ce qui explique les difficultés à déterminer la date exacte de l’enterrement.

Les efforts du ministère ont aussi été en mesure de faire cesser la vente aux enchères de quelques pièces antiquesdans une salle en Australie. Il s’agit d’une dizaine de statues et d’outils antiques datant de différentes époques. Ces pièces ont quitté l’Egypte après des fouilles illégales.

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Par ailleurs, la France a rendu 239 pièces antiques à l'ambassade d'Egypte à Paris. Les autorités françaises ont restitué ces pièces, saisies par la Direction générale des douanes à l'aéroport parisien de Roissy. L'ambassadeur de France au Caire a affirmé, lors de sa rencontre avec Al-Damati cette semaine, que son pays tenait à renforcer la coopération avec l'Egypte, notamment dans le domaine du trafic d'antiquités. Ces pièces ont été identifiées par le musée du Louvre comme des originales remontant aux époques de l'Ancienne Egypte, romaine et byzantine.

Toujours en Europe, la gendarmerie espagnole a récupéré 36 oeuvres pillées en Egypte pour une valeur estimée entre 200000 et 300000 euros. Il s’agit d’une tête de lionne de la déesse Sekhmet, de vases canopes ornés de hiéroglyphes, d’une statuette d’Isis.« La seule tête de la déesse Sekhmet est proposée à 100000 euros. C’est la pièce la plus précieuse », a indiqué à l’AFP le capitaine Javier Morales, spécialisé dans les affaires liées au patrimoine historique. Des agents de la garde civile ont découvert ces pièces lors d’une inspection dans le port de Valence. Elles étaient dissimulées dans des vases ordinaires « de peu de valeur » rangées dans un conteneur en provenance d’Alexandrie. Certains objets ont probablement été dérobés sur les sites archéologiques égyptiens de Saqqara et de Mit Rahina.




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