Semaine du 24 au 30 décembre 2014 - Numéro 1055
Mohamad Idris : Nous partons du principe qu’aucune partie n’a le droit de porter préjudice à l’autre.
  Mohamad Idris, ambassadeur égyptien à Addis-Abeba fait le point sur le processus de négociations avec l’Ethiopie, autour du barrage de la Renaissance.
Mohamad Idris
Mohamad Idris
Hana Afifi24-12-2014

Al-Ahram Hebdo : Quelle importance revêt cette visite de la délégation éthiopienne ?

Mohamad Idris: Cette délégation est composée d’intellectuels, de parlementaires, de professeurs universitaires, de sportifs, d’artistes. Elle représente donc la tendance et la conscience de la société éthiopienne. Ainsi, quand cette délégation vient parler avec les Egyptiens, le dialogue et le contact direct permettront l’installation d’une atmosphère de confiance. Ceci est très important, même s’il n’est pas à lui seul suffisant. En effet, la visite n’est pas un but en soi, et il ne faut pas que l’affaire s’arrête là. C’est juste un pas sur un long chemin de travail pour transformer les bonnes intentions en un plan de travail.

— Où en sont les négociations officielles et pourquoi la réunion prévue le 4 décembre a-t-elle été ajournée ?

Nous travaillons sur deux volets, l’un technique et l’autre politique. Sur le plan politique, nous partons du principe qu’aucune partie n’a le droit de porter préjudice à l’autre, et aussi du fait que ce fleuve doit être un espace pour la coopération, non pas un espace de conflit. Sur le plan technique, des experts égyptiens, éthiopiens et soudanais travaillent ensemble mais nous devrons choisir un bureau de consultations neutre et ayant une bonne réputation afin de mener des études relativement à l’impact du barrage éthiopien sur les débits d’eau pour les pays en aval du Nil et sur l’environnement. Les Egyptiens, les Soudanais et les Ethiopiens sont actuellement en train d’étudier les offres de bureaux de consultations qui peuvent mener ces études. Leur réunion aura lieu à la fin de cette phase pour choisir le bureau qui s’en chargera. Il s’agit d’utiliser ces études techniques pour concrétiser sur le terrain le principe selon lequel les besoins hydrauliques de l’Egypte ne doivent pas être touchés. Bien sûr, le facteur du temps est important et il y a une volonté d’accélérer le processus.

— Ces études peuvent-elles modifier ce qui se passe sur le site de construction du barrage ?

L’Ethiopie s’est engagée à prendre en considération les résultats des études. Et nous saluons cet engagement. Le plus important est d’en venir à la conclusion que la coopération est le seul chemin vers une solution.




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