Semaine du 16 au 21 avril 2014 - Numéro 1021
Monde en Bref
16-04-2014
 
 

Turquie
Erdogan
Poursuivant sa guerre contre ses adversaires à l’approche des présidentielles d’août prochain, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a accusé samedi Twitter d’évasion fiscale après que le réseau eut été utilisé pour diffuser des écoutes téléphoniques mettant en cause son proche entourage dans un scandale de corruption : « Twitter, YouTube et Facebook devront respecter la Constitution, les lois et les règles fiscales de mon pays », a-t-il dit. Sur ordre du gouvernement, l’autorité turque des télécommunications avait interdit le 20 mars l’accès à Twitter. Cette interdiction a suscité une avalanche de critiques à l’Otan et au sein des organisations des droits de l’homme. Celles-ci ont estimé que cette mesure jetait le doute sur l’engagement pris par la Turquie, qui souhaite rejoindre l’UE, de respecter les normes et les valeurs européennes. Réticentes, les autorités turques ont néanmoins été contraintes de lever le blocage de Twitter le 3 avril, conformément à un arrêt de la Cour constitutionnelle.

Pakistan
Talibans
De nouveaux affrontements entre factions rivales des Talibans pakistanais dans les zones tribales du nord-ouest du pays ont fait une dizaine de morts, portant à 56 décès le bilan des combats cette semaine entre des partisans du commandant Khan Said Sajna et les fidèles du défunt Hakimullah Mehsud, chef du Tehreek-e-Taliban Pakistan (TTP, Talibans pakistanais), abattu en novembre dernier par un drone américain. Khan Said Sajna, commandant taliban aussi membre de la tribu Mehsud, qui forme la colonne vertébrale des insurgés, avait été pressenti pour prendre la direction du TTP après la mort de Hakimullah, un poste finalement attribué au mollah Fadlullah. Des accrochages entre les partisans de Mehsud et ceux de Sajna avaient éclaté juste après l’échec de ce dernier au conclave des insurgés, mais se sont intensifiés au cours des derniers jours.

Iran-Etats-Unis
Tension
L’Iran a défié samedi les Etats-Unis en refusant de nommer un nouvel ambassadeur à l’Onu, après la décision de Washington de ne pas délivrer de visa à Hamid Aboutalebi pour son rôle présumé dans la prise d’otages de l’ambassade américaine à Téhéran en 1979. Samedi, le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, a jugé « totalement inacceptable » le rejet de la demande de visa, défendant la candidature de M. Aboutalebi, « l’un de nos diplomates les plus expérimentés », s’insurge-t-il. Enragé, le ministère iranien des Affaires étrangères a même décidé de contester ce refus de visa « via les mécanismes légaux à l’Onu ». C’est la première fois que Washington refuse d’accorder un visa à un ambassadeur à l’Onu. Cette querelle intervient alors que les relations entre les deux pays connaissent depuis l’an passé un certain dégel avec l’élection du président modéré Hassan Rohani


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