Semaine du 16 au 21 avril 2014 - Numéro 1021
Belaid, benjamin des candidats, vise la troisième plac
Aliaa Al-Korachi et Chaimaa Abdel-Hamid16-04-2014
 
  Outre le président sortant Bouteflika, 5 candidats sont en lice pour la présidentielle en Algérie.

« On m’a dit que le sort de cette élection est scellé parce que le président de la République est candidat. Même si j’ai seulement 1 % de chance de gagner, je me présenterai à cette élection pour mettre un terme à la politique menée depuis des années ». C’est ce qu’a déclaré Abdelaziz Belaid, le plus jeune des candidats. Il participera, pour la première fois, à la course présidentielle prévue le 17 avril. Selon le professeur de sciences politiques algérien, Aissa ben Qaoun : « Belaid a de grandes chances de faire la surprise et d’atteindre la troisième place ». Il a en effet suffisamment de partisans. Dans un seul meeting populaire il a pu regrouper des supporters venus des wilayas de Ghardaïa, d’El Oued et de Ouargla. Belaid attire un public jeune, d’habitude hostile à la politique. Il est applaudi, sollicité, happé jusqu’à la sortie de la salle, après avoir présenté un programme électoral prometteur portant sur le chômage, l’éducation et une répartition équitable des richesses du pays.

Né à Batna, à l’est du pays, en 1963, Belaid entame sa carrière militante en rejoignant, dès son jeune âge, les rangs des scouts musulmans où il gravit rapidement les échelons pour en devenir un cadre national. Militant de base au sein de l’Union Nationale des Etudiants Algériens (UNEA), il en prendra les rênes de 1986 à 2007. Militant également de l’Union Nationale de la Jeunesse Algérienne (UNJA), Belaid assurera aussi la présidence de cette organisation. Titulaire d’un doctorat en médecine et d’une licence en droit, il s’est engagé en politique au Front de Libération Nationale (FLN) à l’âge de 23 ans, au sein duquel il sera élu membre du Comité central. Belaid est élu député à l’Assemblée Populaire Nationale (APN) pour deux mandats (1997-2002) et (2002-2007) sous les couleurs du FLN, parti qu’il finira par quitter en 2011 pour créer, avec le concours d’autres militants, sa propre formation politique en 2012, le Front Moustakbal (FM). Sa nouvelle formation avait réussi à obtenir lors des législatives de mai 2012 deux sièges à l’APN. Le FM a également décroché 890 sièges dans les assemblées communales et de wilayas à l’issue des élections locales de septembre 2012. Il compte un siège au Conseil de la nation (équivalent du Sénat).




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