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De plus en plus d’acquis pour les femmes

Ghada Ismaïl, Lundi, 20 septembre 2021

Que ce soit sur les plans économique, politique ou législatif, l’Etat déploie d’importants efforts pour promouvoir l’autonomisation de la femme. Tour d’horizon

De plus en plus d’acquis pour les femmes

La Constitution de 2014 et son amendement de 2019 ont mis l’accent sur l’égalité des sexes et le renforcement des droits de la femme. Dans ce contexte, courant 2017, désignée année de la femme, l’Egypte a adopté la Stratégie nationale pour l’autonomisation de la femme égyptienne 2030, qui met l’accent sur le rôle de la femme en tant qu’acteur-clé dans la réalisation du développement durable. Pour commencer, une série de lois a été adoptée en faveur de la femme, comme celles sur le harcèlement et les mutilations génitales, avec des peines plus lourdes. D’autres lois importantes ont assuré l’égalité, comme la loi de l’investissement n°72 pour l’année 2017, la loi n°10 pour l’année 2018 concernant les personnes handicapées, la loi n°2 pour l’année 2018 pour l’héritage qui punit les personnes qui privent la femme de son héritage, la loi de l’assurance sociale intégrale n°219 pour l’année 2017 et autres.

Le deuxième volet est politique. La Constitution de 2014 a clairement stipulé l’égalité entre la femme et l’homme dans les droits civils, politiques, économiques et sociaux. Elle lui a assuré le droit d’accéder aux postes publics, aux hauts postes administratifs et d’être nommée dans les organismes juridiques. Elle lui a aussi accordé une représentation appropriée au parlement : 25 % des sièges des conseils municipaux, au moins 25 % au Conseil des députés et au moins 10 % au Sénat. Dans ce dernier, 20 % des sénateurs nommés par le président en 2020 sont des femmes. Quant au Conseil des députés de 2021, le nombre de femmes y a atteint 162 députées, soit un taux de 28 % contre 25 % au conseil précédent. Le pourcentage de participation des femmes au Sénat a atteint 14 %, au Conseil des ministres 25 %, au poste de vice-ministre 27 % et au poste de vice-gouverneur 31 %. C’est ainsi que le classement de l’Egypte a évolué dans l’indice d’autonomisation politique du rapport mondial sur l’écart entre les deux sexes, concernant l’autonomisation politique des femmes en 2021. L’Egypte a accédé au 78e rang sur 156 pays. Le meilleur rang au cours des dix dernières années.

Pour ce qui est de l’autonomisation économique, l’Egypte s’efforce de la promouvoir en offrant aux femmes des micro-financements. En effet, malgré l’amélioration du taux de chômage chez les femmes, il reste élevé par rapport aux hommes. La fin du premier trimestre 2019 a vu une croissance des sommes de micro-financement et du nombre de bénéficiaires par rapport à la fin du premier trimestre 2018. Les femmes ont acquis la plus grande part de micro-financement. De même, de nombreux efforts ont été déployés pour améliorer l’inclusion financière des femmes, comme la signature d’un protocole d’entente entre la Banque Centrale d’Egypte et le Conseil national de la femme pour promouvoir l’inclusion financière en augmentant les taux d’épargne, en encourageant l’entrepreneuriat des femmes en facilitant leur accès aux services financiers, notamment bancaires, tout en diffusant la culture financière.

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