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La parole aux Egyptiens

Propos recueillis par Mavie Maher, Mardi, 02 octobre 2012

« Il faut patienter, il est encore trop tôt pour juger le président, ceux qui le condamnent dès maintenant n’aiment pas le pays, ils cherchent seulement à créer un état d’instabilité dans la société. Il faut aider le président pour notre bien qui n’arrivera pas avant 6 mois ».

Oum Mouta, 48 ans,
femme au foyer.

« Je pense que Morsi a réussi à accomplir 50 % des promesses de son programme. Il n’arrive pas à les accomplir toutes, vu les obstacles qui entravent ses démarches ainsi que le manque de coopération des forces politiques et révolutionnaires à la réalisation de son programme. A mon avis, Morsi devait commencer par unifier ces forces pour gérer le pays sans aucun différend ».

Ghada Howeidy, 45 ans,
professeur à l’Université américaine du Caire.

« Morsi a lancé beaucoup de promesses et n’a rien réalisé. Il fallait, surtout après la révolution, qu’il se rapproche des gens et ressente leurs difficultés. S’il n’est pas responsables des problèmes des Egyptiens, il ne fallait pas qu’il se présente à la présidentielle. Il est resté le président des Frères musulmans et non des Egyptiens ».

Mohamad Gad, 30 ans,
employé de supermarché.

« Pour moi, la performance du président Morsi n’est pas mauvaise. Même s’il n’arrive pas à mettre en œuvre toutes ses promesses, il m’est suffisant qu’il ait mis fin au pouvoir militaire et son ingérence dans la gouvernance du pays ».

Tamer Zanaty, 45 ans,
directeur d’une société.

« Le problème est dans le peuple et pas le président. C’est à nous de changer nos attitudes. Morsi ne peut rien changer en 100 jours, c’était juste un slogan d’élections ».

Emad Abdallah, 30 ans,
vendeur.

« L’erreur que Mohamad Morsi a commise est qu’il a fondé son plan des 100 jours sur des solutions artificielles et non un changement de politique qui réglerait le fond des crises. En plus, il a accordé plus d’importance à l’agenda étranger. Je ne sens aucun changement au niveau local ».

Khouloud Khaled, 24 ans,
chercheuse en sciences politiques.

« Morsi n’a pas réalisé ses promesses, car il a mis en avant les intérêts de la confrérie des Frères musulmans au détriment des citoyens, en plus de l’absence de justice et le refus de critiques objectives ».

Soheir Tadrous, 50 ans,
enseignante.

« A part le renversement de l’armée au pouvoir, aucune des décisions de Morsi ne va dans le sens de la reconstruction de l’Etat, ou l’élimination de la corruption ».

Mohamad Abdel-Aty, 26 ans,
producteur de programmes télévisés.

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