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Les jeunes parlementaires au coeur du défi climatique

May Al-Maghrabi , Mercredi, 22 juin 2022

La 8e Conférence mondiale des jeunes parlementaires s’est tenue à Charm Al-Cheikh les 15 et 16 juin. Au centre des discussions : les moyens de faire face aux changements climatiques.

Les jeunes parlementaires au coeur du défi climatique
Les jeunes parlementaires de 60 pays ont débattu à Charm Al-Cheikh des moyens de faire face au changement climatique.

Avec la participation de jeunes parlementaires de 60 pays, les travaux de la 8e Conférence mondiale des jeunes parlementaires se sont déroulés à la station balnéaire de Charm Al-Cheikh les 15 et 16 juin. Consacrée à l’examen de la question des changements climatiques, elle est organisée par l’Union interparlementaire (UIP) en collaboration avec la Conseil des députés, sous le titre de « Les jeunes parlementaires se mobilisent pour le climat ».

L’Egypte est le premier pays arabe à accueillir cette conférence depuis son lancement à Genève en 2014, alors qu’elle s’apprête à accueillir la 27e session de la Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations- Unies sur les changements climatiques (COP27), qui doit se tenir à Charm Al-Cheikh du 7 au 18 novembre. « Associer les jeunes à la prise de décision n’est plus un luxe, mais une nécessité urgente », a affirmé Hanafi Al-Guébali, président du Conseil des députés, devant la conférence, notant que les jeunes représentent 20 % du parlement égyptien. Et d’ajouter que cette conférence vise à « mobiliser les parlements du monde pour s’attaquer au défi des changements climatiques ». Elle envoie un message selon lequel il est « urgent de faire face à ce phénomène à tous les niveaux, exécutif et législatif », a ajouté Al-Guébali, affirmant que l’Egypte souhaite s’engager dans les efforts internationaux visant à faire face aux répercussions des changements climatiques.

Un défi de taille

La conférence a vu la tenue de sessions interactives entre jeunes parlementaires et représentants d’organisations de la société civile sur les répercussions des changements climatiques. Dhanush Dinesh, fondateur de l’organisation Clim-Eat, sur l’alimentation et le changement climatique, a mis en garde contre les répercussions des changements climatiques sur des secteurs vitaux comme l’agriculture. Selon lui, il est prévu que les changements climatiques entraîneront une perte de plus de 15 % de la production agricole aggravant ainsi la situation de la sécurité alimentaire. « Il faut trouver des modes innovants dans les domaines de l’irrigation et de l’accès aux ressources en eau », a indiqué Dinesh.

Le député Ahmad Fathi, membre de la commission de coordination des jeunes des partis politiques en Egypte, trouve que les jeunes parlementaires sont bien placés pour inciter les parlements, la société civile et les citoyens à renforcer les efforts visant à faire face aux répercussions des changements climatiques. « Les jeunes ont une plus grande aptitude à utiliser les réseaux sociaux et les technologies de pointe », pense Ahmad Fathi. Il trouve que cette conférence montre la volonté sincère de l’Egypte de mobiliser les efforts mondiaux à tous les niveaux pour parvenir à des solutions radicales aux changements climatiques. Il rappelle que l’Egypte a été le premier signataire de l’Accord de Paris et dispose d’une stratégie nationale de développement durable (Egypte 2030). L’Egypte est leader en termes de promulgation de lois amies de l’environnement, dont celle sur la gestion et le recyclage des déchets et celle sur l’environnement. « Aujourd’hui, il est évident qu’il faut développer des mécanismes pour réduire les effets des changements climatiques », indique le député. Il note que l’Egypte est l’un des pays les plus touchés par les effets des changements climatiques, bien qu’elle soit l’un des pays les moins contributifs aux émissions de gaz à effet de serre. « Les pays développés se sont engagés à contribuer à hauteur de 100 milliards de dollars par an pour lutter contre les changements climatiques, mais cet objectif n’a pas encore été atteint. Pour que cette promesse soit tenue, les jeunes ont un rôle à jouer en tant que parlementaires pour adopter des lois capables de veiller à ce que les gouvernements respectent leurs engagements », affirme la député Sahar Al-Bazar, présidente de l’Union des jeunes parlementaires. Le défi est sérieux et le moment est venu pour prendre des mesures à la hauteur du défi.

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