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Climat : De Bonn à Charm Al-Cheikh

Mercredi, 08 juin 2022

Les crises qui secouent le monde ne doivent pas entraver la lutte contre la crise climatique, déjà trop timorée, a plaidé la patronne de l’Onu Climat lundi 5 mai, en ouvrant des pourparlers censés donner un élan à la prochaine conférence climat qui aura lieu en novembre prochain en Egypte.

Patricia Espinosa, patronne sortante de l’Onu climat
Patricia Espinosa, patronne sortante de l’Onu climat

Les représentants de près de 200 pays sont réunis depuis lundi pour une « session intermédiaire » à Bonn, siège de l’agence spécialisée onusienne, pour donner un élan à la prochaine conférence climat de novembre en Egypte.

Six mois après la COP26 de Glasgow, qui a réaffirmé l’ambition— pour l’heure hors d’atteinte— de contenir le réchauffement à 1,5°C alors que le monde est déjà à 1,1°C depuis que l’humanité a commencé à brûler industriellement gaz et pétrole à la fin du XIXe siècle, cette session intermédiaire des négociations climat veut préserver les avancées fragiles de la conférence écossaise.

Depuis celle-ci, le monde a été ébranlé par l’invasion russe de l’Ukraine et ses répercussions sur les marchés énergétique et alimentaire. « Il n’est pas acceptable de dire que nous vivons des temps difficiles » pour justifier l’inaction car « le changement climatique n’est pas une question que nous pouvons repousser à plus tard », a martelé, en ouvrant les pourparlers, la Mexicaine Patricia Espinosa, patronne sortante de l’Onu climat, car des points-clés restent en suspens à quelques mois de la prochaine COP27: en premier lieu, la réduction des émissions de gaz à effet de serre responsables du réchauffement. « Nous sommes loin de là où la science nous dit que nous devrions être », a insisté Mme Espinosa, prévenant qu’il va falloir prendre des décisions « très difficiles ».

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