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Un dialogue franc

Chaïmaa Abdel-Hamid, Mardi, 06 novembre 2018

Le président Abdel-Fattah Al-Sissi a répondu aux questions des jeunes sur de nombreuses affaires nationales et régionales.

« La loi sur les ONG sera bientôt modifiée »

Répondant à une question sur la loi controversée sur les ONG, le président s’est montré flexible vis-à-vis de son amendement. « Je suis tout à fait d’accord avec vous. Certaines craintes persistantes alors ont fait que la loi avait été promulguée sous cette forme », a admis le président, annonçant la formation d’un comité pour la révi­sion de la loi et sa soumission à un débat social avant de la rediscuter au parlement. Un revirement apaisant pour une majorité d’ONG qui s’op­posaient à la loi sous sa forme actuelle et revendiquaient sa modifi­cation. « Il existe 50000 ONG qui jouent un rôle très positif et accom­plissent parfaitement leur rôle », a souligné le président.

« Les Egyptiens récolteront les fruits de la réforme économique »

Le président a aussi tenu à passer en revue des mesures difficiles prises dans le cadre de la réforme économique entamée depuis 2016. « Je ressens la souffrance des Egyptiens qui endurent et suppor­tent les mesures les plus dures qu’a connues l’Egypte moderne. Or, cette réforme qui a beaucoup tardé était indispensable. Ce sont les Egyptiens qui récolteront ses fruits », a expli­qué le président, ajoutant qu’il n’au­rait jamais mis en place ces mesures si le peuple s’y était opposé.

« 130 milliards de L.E. sont nécessaires pour concrétiser la réforme de l’éducation »

La réforme de l’éducation a aussi pris part au discours du président qui a insisté sur le fait que les réformes entamées dans ce secteur doivent absolument être poursui­vies. 130000 professeurs ont été formés pour l’application du nou­veau système éducatif. « Nous avons besoin de construire 250000 nou­velles classes avec un budget de 130 milliards de L.E. », a dit le prési­dent.

« Nous n’avons aucune informa­tion sur le marché du siècle »

Concernant le conflit israélo-palestinien, le président a dit ne rien savoir sur le fameux « marché du siècle », tout en soulignant qu’il s’agit d’un terme utilisé par les médias sans base documentée. « Peut-être que quelque chose est en train d’être préparée. Nous n’avons aucune information sur le marché du siècle. Mais nous soutenons tout ce que les Palestiniens acceptent pour eux-mêmes », assure le prési­dent. S’adressant aux Palestiniens, le président a dit: « On ne peut rien vous imposer et personne ne peut prendre la parole à votre place. Nous ne pouvons négocier que ce que vous acceptez ». Il a aussi réaf­firmé, lors d’un mini-sommet tenu en marge du forum avec le président palestinien, Mahmoud Abbas, que « la position égyptienne repose sur la solution à deux Etats et la créa­tion d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale » .

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