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Blinken en Asie centrale pour renforcer l’influence américaine

Mardi, 28 février 2023

En visite en Asie centrale, le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken, espère renforcer l’empreinte des Etats-Unis dans les Républiques ex-soviétiques, prises en étau entre leur puissant voisin russe et l’influence grandissante de la Chine.

Blinken en Asie centrale pour renforcer l’influence américaine
(Photo :AFP)

Blinken a affiché, mardi 28 février, son soutien à l’intégrité territoriale et l’indépendance du Kazakhstan. Il s’agit de sa première visite dans ce gigantesque pays d’Asie centrale, allié de la Russie et proche de la Chine. Quelques jours après le premier anniversaire de l’invasion russe de l’Ukraine, le chef de la diplomatie américaine est parti rencontrer ses homologues des cinq Républiques ex-soviétiques d’Asie centrale dans la capitale kazakhe, Astana. Antony Blinken a également un entretien avec le président Kassym-Jomart Tokaïev, avant de se rendre en Ouzbékistan. Sa tournée a pour but de renforcer l’empreinte des Etats-Unis dans cette région prise en étau entre le puissant voisin russe et l’influence grandissante de la Chine. « Comme vous le savez, les Etats-Unis soutiennent fermement la souveraineté du Kazakhstan, son intégrité territoriale et son indépendance », a déclaré le secrétaire d’Etat américain au chef de la diplomatie kazakhe, Moukhtar Tleouberdi. « En cette période particulière, ces mots ont encore plus de résonance que d’habitude », a ajouté M. Blinken, en référence à l’invasion russe de l’Ukraine et alors que le Kazakhstan partage quelque 7 500 km de frontière avec la Russie. Washington ne se fait aucune illusion ni sur la possibilité que ces cinq pays lâchent leur partenaire historique russe, ni sur l’influence de leur autre puissant voisin, la Chine. Les Etats- Unis jouent, comme ailleurs en Afrique ou en Amérique latine, la carte du « partenaire fiable ». Antony Blinken a assuré mardi que les Etats-Unis étaient « déterminés à renforcer » leurs relations avec le Kazakhstan, pays qui a su, depuis la chute de l’Union soviétique, promouvoir une diplomatie multivectorielle, selon la terminologie officielle, nouant des alliances avec différents partenaires malgré l’influence écrasante de Moscou. En pleine guerre en Ukraine, les dirigeants de ces pays d’Asie centrale sont sur la corde raide en raison d’accords de défense formels avec Moscou et du poids économique et sécuritaire de la Russie, et ont ainsi adopté une position d’équilibre dans le conflit. Les cinq ex- Républiques soviétiques (Kazakhstan, Ouzbékistan, Tadjikistan, Kirghizstan et Turkménistan) se sont abstenues ou n’ont pas pris part au vote jeudi à l’Assemblée générale de l’Onu sur une résolution réclamant le départ des troupes russes d’Ukraine. 

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