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Les effets de la décarbonisation des soins médicaux sur l’environnement à travers la télémédecine (résultats d’une étude pilote)

Mercredi, 16 novembre 2022

Les effets de la décarbonisation des soins médicaux sur l’environnement à travers la

Pendant la Conférence des Nations-Unies sur le changement climatique (COP27), tenue à Charm Al-Cheikh, Sanofi, l’entreprise globale innovante spécialisée dans les soins de santé, en collaboration avec l’Université de Aïn-Chams, a annoncé la publication du premier rapport de son genre en Egypte sur l’effet de la télémédecine sur la réduction des émissions des Gaz à Effet de Serre (GES). Le projet pilote, qui porte sur la dermatite atopique et les cliniques virtuelles, s’inscrit dans le cadre de la responsabilité de l’entreprise de décarboniser les soins de santé. L’étude a été techniquement dirigée par DCarbon conformément aux standards et aux méthodes de comptabilité environnementale.

Le panel de discussions a été honoré par la présence de Son Excellence Dr Khaled Abdel-Ghaffar, ministre de la Santé, qui a partagé sa vision sur les soins de santé numériques et les technologies de la santé en Egypte, ainsi que leur accès aux patients dans les régions éloignées. Dans son intervention, il a loué l’adoption de la télémédecine dans les hôpitaux de l’Université de Aïn-Chams afin de concrétiser la vision de l’Egypte sur l’accès aux soins médicaux durables.

Professeur Dr Mahmoud El-Meteini

Président de l’Université de Aïn-Chams

Nous sommes conscients de notre obligation de faire tout notre possible pour parvenir au bien-être et à une planète saine. Dans le cadre de notre engagement à soutenir la décarbonisation du secteur de la santé en Egypte, nous nous efforçons de réduire les impacts environnementaux directs et indirects de nos activités et des services procurés aux patients conformément à la Vision Egypte 2030.

Par conséquent, le partenariat entre Sanofi et DCarbon pour établir un projet pilote de cliniques virtuelles reflète notre vision visant à mettre en œuvre des services de santé durables pour les patients égyptiens, tout en luttant contre le changement climatique avec le but de réaliser les objectifs des Nations-Unies en matière de bien-être et d’action climatique.

Paul Hudson

Chef de la direction à Sanofi

Nous devons identifier de nouvelles méthodes de procurer les soins tout en réduisant les émissions. En pilotant une étude sur la télémédecine avec l'Université de Aïn-Chams et DCarbon, Sanofi Egypt innove. Les premiers résultats montrent les avantages de la télémédecine, à savoir une réduction de 74 % des émissions de gaz à effet de serre, mais également une réduction des charges du traitement, ce qui peut conduire à une meilleure observance thérapeutique. C’est une première étape importante qui aidera à établir en Egypte, et dans le monde, des systèmes de soins durables pour les patients.

Des invités d’honneur de haut rang ont participé aux discussions comme le général Bahaa El-Din Zeidan, directeur du complexe médical d’Al-Galaa des forces armées égyptiennes et président de l’Autorité d’approvisionnement médical, le professeur Tamer Essam, président de l’Autorité égyptienne des médicaments, le Dr Hossam Abdel-Ghaffar, adjoint du ministre de la Santé, et le Dr Ahmed El Sobky, président de l’Autorité égyptienne des soins de santé.

Sanofi partage son expérience dans l'utilisation de solutions innovantes pour intégrer des éléments sociaux et environnementaux dans les soins de santé. L’objectif est d'atteindre plus de patients et de réduire les consultations physiques afin de réduire au minimum les émissions de GES.

Le projet des cliniques virtuelles a été lancé en collaboration avec Sanofi et l'Université de Aïn-Chams par l'intermédiaire de son hôpital public Al-Demerdach, l'un des plus prestigieux d'Egypte. C’est la première plateforme de télémédecine du Moyen-Orient pour les soins spécialisés (dermatite atopique, asthme). Le projet vise à réduire le temps nécessaire pour identifier les inflammations de type II. L’objectif est de faciliter la consultation médicale et le suivi virtuel des patients atteints de dermatite atopique et d'asthme et de réduire les émissions de GES causées par le transport des patients vers et depuis l'hôpital.

Le secteur de la santé est responsable de 5 % de l’ensemble des émissions nettes et les trajets parcourus par les patients représentent 45 % de cet ensemble. L'étude a discuté de l'impact des émissions de GES de 108 patients souffrant d'asthme et de dermatite atopique à l'Université de Aïn-Chams qui se sont inscrits à la clinique virtuelle. Suite à une consultation auprès de leur médecin, les patients ont fait l’objet d’un suivi de la clinique virtuelle. 73 % des patients se sont rendus en voiture privée à l'hôpital et 27 % ont pris les transports en commun. L'analyse initiale a montré que l'utilisation de la clinique virtuelle réduisait les émissions de gaz à effet de serre de 74,2 % par rapport aux visites physiques (24 035 tonnes de CO2eq/an avec les visites physiques contre 6 275 tonnes de CO2eq/an avec la clinique virtuelle).

Au-delà de la réduction des émissions de GES, qui est importante, l'utilisation de la clinique virtuelle peut également avoir un impact positif sur la santé en raison d'un meilleur suivi. Nous sommes dans une nouvelle ère de soins de santé, nous devons tirer parti de toutes nos ressources et explorer de nouvelles méthodes de procurer les soins aux patients, ce qui améliorerait leurs bulletins médicaux tout en atténuant l'impact sur l'environnement. Nous sommes impatients de poursuivre le programme pilote pour recueillir des informations importantes au sujet de l'impact sur les émissions de GES.

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