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Quelle politique pour l’Egypte ?

Ola Hamdi , Mercredi, 03 août 2022

L’Egypte a soumis son rapport actualisé sur les Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) au secrétariat de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques. Focus.

Quelle politique pour l’Egypte ?

Dans le cadre des préparatifs pour accueillir la COP27, l’Egypte a annoncé la semaine dernière avoir soumis son rapport actualisé au secrétariat de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques. Ce rapport constitue également l’un des engagements pris dans le cadre de l’accord de Paris. Chaque Partie à l’accord de Paris est tenue d’établir des CDN et de les mettre à jour tous les cinq ans. Selon un communiqué publié par le centre des médias du Conseil des ministres, le rapport récemment soumis est une mise à jour du rapport précédent soumis par l’Egypte en 2015, et reflète l’ampleur des mesures que l’Etat s’est engagé à mettre en oeuvre au cours de la période 2015-2030 dans le domaine de l’adaptation aux effets négatifs du changement climatique. Le rapport souligne les efforts déployés par l’Egypte pour réduire les émissions nocives, améliorer l’efficacité énergétique, accroître le recours aux sources d’énergie renouvelable et gérer les déchets solides, en plus du financement vert et de la réforme de la politique énergétique. Le rapport présente un ensemble d’objectifs visant à réduire les émissions jusqu’en 2030 dans les secteurs de l’énergie, du pétrole, des transports, de l’irrigation et des ressources hydriques. « Dans le secteur de l’énergie, l’objectif est de réduire de 70 millions de tonnes (33%) les émissions de carbone, et ceci, en augmentant la part des énergies renouvelables dans la production de l’électricité pour atteindre 40 % d’ici 2030 et 42% d’ici 2035. A cela s’ajoutent l’utilisation des réseaux intelligents, l’expansion de l’interconnexion électrique régionale et l’amélioration de l’efficacité de la production d’électricité dans les centrales », souligne le rapport.

Réduction de 65% des émissions

Dans le secteur pétrolier, l’Egypte vise à réduire de 65 % les émissions nocives pour être en dessous du niveau habituel des émissions, en raccordant le gaz naturel aux foyers, en produisant des sacs plastiques biodégradables, en transformant les déchets plastiques en huile pour la production du polyéthylène et l’extraction d’huile d’algues pour être utilisée dans la production des biocarburants.

Pour ce qui est du secteur des transports, l’objectif est de réduire de 7% les émissions de CO2. Ceci grâce à l’expansion du réseau de métro du Caire, la rénovation de la ligne de tramway de Raml, la mise en oeuvre du monorail de la Nouvelle Capitale et le monorail du 6 Octobre, et enfin le train à grande vitesse électrique. Sans oublier la conversion des bus publics au carburant à faible émission de carbone et le recours aux autobus de transit rapide (BRT).

Le rapport aborde également les mesures prises dans d’autres secteurs comme les ressources hydriques, l’irrigation et l’agriculture à travers le revêtement de 20000 km de canaux d’irrigation, le dessalement à l’aide des énergies renouvelables, le développement des méthodes d’irrigation et l’augmentation de la productivité des cultures, ainsi que la création de parcs durables dans les nouvelles villes et de réserves abritant 17% de la faune et la flore égyptiennes.

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