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Variole du singe: L’inquiétude grandit

Howaïda Salah, Mercredi, 20 juillet 2022

Tandis que l’OMS doit se réunir le 21 juillet pour déterminer les mesuresà prendre contre la propagation de la variole du singe, une étude sera lancée en Europe pour développer les recherches sur la maladie.

Variole du singe: L’inquiétude grandit

Le comité d’urgence de l’OMS sur la variole du singe se réunit le 21 juillet pour déterminer les mesures à prendre contre la flambée actuelle de la variole du singe, a annoncé le comité dans un communiqué. Celui-ci devra notamment se prononcer sur la gravité de la recrudescence des cas de variole du singe et sur sa qualification « d’urgence de santé publique de portée internationale », le plus haut niveau d’alerte de l’organisation. Le comité se réunira pour la seconde fois, alors qu’il avait écarté l’augmentation du niveau d’alerte lors de sa précédente réunion le 23 juin dernier. Le nombre de cas confirmés dans le monde a depuis fortement augmenté pour dépasser la barre des 10000 dans plus d’une soixantaine de pays, l’Europe étant la région la plus touchée.

Le patron de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dit à plusieurs reprises son inquiétude face à la propagation de la maladie en dehors des pays où elle est endémique et exhorté les pays membres à prendre les mesures adéquates pour limiter les contaminations. « Je souligne une nouvelle fois que nous devons travailler pour stopper la transmission et conseille aux gouvernements de mettre en place un traçage des cas contact pour surveiller et endiguer le virus et porter assistance aux personnes en isolement », expliquait Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Parallèlement, une vaste étude internationale sera lancée dans dix pays européens afin de mieux comprendre la maladie et d’identifier les traitements disponibles. Des patients ont d’ores et déjà été recrutés dans certains hôpitaux.

Intitulée Mosaic, cette étude s’appuie sur des travaux en cours en République centrafricaine visant à mieux caractériser la maladie dans les pays où une propagation récente a été signalée. Les patients des dix pays participants— Royaume-Uni, Suisse, Belgique, France, Irlande, Italie, Pays-Bas, Norvège, Portugal et Espagne— fourniront des informations à l’équipe de recherche sur leurs symptômes et leurs réponses aux traitements. Ils seront également suivis pour observer la vitesse de leur guérison ou le développement d’éventuelles complications.

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