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Abydos, berceau de l’écriture

Doaa Elhami , Mercredi, 29 juin 2022

« Sur la piste d’Osiris. Emile Amélineau, un égyptologue vendéen » est le titre de l’exposition organisée à l’Historial de la Vendée, en France, pour célébrer le bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes.

Abydos, berceau de l’écriture
Fragment de stèle dédié à Osiris et aux divinités associées.

217 pièces archéologiques exposées au musée de l’Historial de la Vendée, dans l’ouest de la France, transportent le visiteur à l’époque des rois de la Ire et de la IIe dynastie qui vivaient à Abydos, dans l’actuel gouvernorat de Sohag en Haute-Egypte. C’est là où l’écriture de l’Egypte Ancienne s’est développée et a pris la forme finale des hiéroglyphes que l’on connaît aujourd’hui. Abydos est également le lieu de culte de la divinité Osiris que l’égyptologue Emile Amélineau croyait être un humain qui a été divinisé après sa mort. Ainsi, il a mené ses campagnes de fouilles entre 1895 et 1898 en quête de sa tombe.


Le bassin de purification du roi Den. (Photo : Musée royal de Mariemont)

Le département de la Vendée a saisi l’occasion de la célébration du bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes pour rendre hommage à cet éminent égyptologue en exposant, pour la première fois, les oeuvres qu’il a mises au jour dans une exposition intitulée « Sur la piste d’Osiris. Emile Amélineau, un égyptologue vendéen ». Organisée du 6 mai au 4 septembre, l’exposition renferme 60 pièces montrant les trouvailles d’Amélineau et ses contemporains, alors que le reste des pièces est prêté par le Musée du Louvre, les Musées royaux de Belgique ou les Musée des beaux-arts et d’histoire naturelle de Châteaudun.


Sarcophage de Seramon. (Photo : Musée des Beaux-arts, Besançon)

Itinéraire de l’exposition

Le parcours de la visite retrace les recherches d’Amélineau en quatre étapes. La première est celle de l’égyptologie et sa genèse pendant le XIXe siècle, présentée par la piste des premiers égyptologues qui ont fondé cette science comme Eric Gady, Jean-Antoine Letronne, Charles Lenormant ou Emanuel de Rougé. Le public rencontre ensuite les premiers rois, dont « Amélineau met au jour les sépultures, à l’instar de la tombe du roi Ménès, ainsi que la fabuleuse stèle du roi Serpent datant de 3 000 ans av. J.-C., » souligne l’égyptologue Karine Vieille, commissaire de l’exposition. La troisième étape permet au visiteur de voyager au pays d’Osiris, dont Amélineau recherchait la tombe à Abydos. « Abydos étant également le berceau de l’écriture hiéroglyphique, l’exposition se clôture par une séquence dédiée à l’écriture et au déchiffrement ayant permis aux égyptologues de comprendre la civilisation égyptienne », explique l’égyptologue.


Modèle  de barque funéraire. (Photo : Musée des Beaux-arts de Limoge)

L’exposition permet au visiteur de rencontrer des pièces archéologiques distinguées à l’instar de l’ensemble funéraire du prêtre Séramon de la XXIe dynastie, soit 1000 ans avant notre ère, des parures et des jeux, avec des inscriptions hiéroglyphiques datant de près de 5000 ans, « révèlent le savoir-faire extraordinaire des Egyptiens de l’Antiquité », commente l’égyptologue. En parallèle, les organisateurs ont publié un catalogue illustré et coloré de 272 pages avec un aperçu d’Abydos, d’Osiris et du contenu de l’exposition.

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