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Seham El-Baz : Le donneur profite aussi de cet acte

May Atta , Mercredi, 22 juin 2022

A l’occasion de la Journée mondiale du don de sang commémorée en juin, Dr Seham El-Baz, directrice de la banque de sang, revient sur cette problématique et sur les moyens d’encourager les dons.

Le donneur profite aussi de cet acte
Le Croissant-Rouge égyptien organise régulièrement des campagnes de don de sang.

Al-Ahram Hebdo : Le don de sang sauve des vies, comment faitesvous pour encourager cette pratique ?

Dr Seham El-Baz : En dehors des sites de prélèvement fixes, le Croissant-Rouge, dont dépend la banque de sang égyptienne, organise des collectes de sang de façon régulière en coopération avec divers institutions et organismes, des universités, des centres de jeunesse, des entreprises, ainsi que sur des endroits publics qui accueillent les véhicules de collecte de sang avec l’autorisation de la direction du quartier concerné. L’endroit qui nous accueille annonce la date de notre arrivée et invite un médecin spécialiste pour parler des avantages du don de sang, y compris pour le donneur.

— Quels sont les avantages du don de sang pour le donneur ? Est-il rémunéré ?

— Bien sûr que non, le don est un acte bénévole, non rémunéré. Cela dit, le donneur en profite sur plusieurs plans. D’abord, il bénéficie d’un examen clinique et de plusieurs tests médicaux gratuits : prise de la tension artérielle, mesure du taux de l’hémoglobine et d’autres analyses pour être certain qu’il ne présente pas de risque de transmettre des maladies infectieuses et que son sang ne renferme aucun virus qui pourrait nuire au receveur, notamment les virus des hépatites B et C et du sida. Si tout est normal, on effectue le prélèvement. Si au contraire, le donneur potentiel souffre d’une quelconque maladie, il est référé au ministère de la Santé qui lui assure un traitement gratuit. En outre, le donneur bénéficie d’un traitement prioritaire de la part des centres de sang du Croissant- Rouge s’il lui arrive d’avoir besoin d’un don, pour lui ou l’un de ses parents de premier degré. Cette même priorité est donnée aux employés des organismes et institutions qui accueillent les campagnes de don et à leurs parents.

— Est-ce que les quantités de sang collectées suffisent à répondre à la demande des hôpitaux ? Quels sont les critères pour être donneur ?

— La personne doit être en bonne santé ne souffrant d’aucune maladie chronique, âgée entre 18 ans et 60 ans, pesant au moins 50 kg et ne présentant pas de risque de transmettre des maladies infectieuses. Sont exclues les personnes ayant été atteintes de paludisme, ou ayant eu besoin ellesmêmes d’une transfusion sanguine, ainsi que les femmes enceintes et qui allaitent.

— Et quelle est la solution en cas de manque de stocks ?

 — Je ne dispose pas de statistiques globales, cela relève du ministère de la Santé. Mais en cas de stocks insuffisants, ce sont les membres de la famille du patient qui doivent compenser le sang qui lui sera donné, si cela n’est pas possible pour des raisons d’incompatibilité ou à cause de l’état de santé du donneur, l’hôpital doit appeler, en dernier recours, les services d’urgence du ministère.

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