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Mohamad Hamza: Ce bon classement me pousse à travailler plus

Marianne Youssef , Mercredi, 08 juin 2022

Ce bon classement me pousse

Al-Ahram Hebdo : Vous avez occupé la 6e place au classement mondial. Comment percevez-vous cet exploit ?

Mohamad Hamza: Je voudrais mentionner d’abord que j’ai occupé la première place au classement mondial junior pendant les saisons 2018 et 2020. Je suis le premier escrimeur égyptien à me hisser à cette place. Dans la catégorie senior, je suis très fier d’occuper la 6e place mondiale, alors que je n’ai que 21 ans. J’ai occupé cette place en réalisant de très bonnes performances dans les compétitions internationales auxquelles j’ai fait part pendant cette saison. J’ai réalisé une 7e place à la Coupe du monde de Bulgarie et une 10e place au tournoi Grand Prix en Corée qui s’est achevé en mai dernier. Ce bon classement me pousse à travailler plus afin d’occuper la première place mondiale. Je suis sûr que je peux aller plus loin malgré tous les challenges.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours pour atteindre ce bon classement ?

— J’ai atteint ce classement car je prends ce sport au sérieux depuis ma petite enfance. Je m’entraîne dans une académie américaine pour la formation des escrimeurs appartenant à mon père. J’ai commencé à m’entraîner à l’âge de 4 ans, alors que je résidais aux Etats-Unis où je suis né. Mon père était un ancien champion de fleuret. Il m’a transmis sa passion pour ce sport. Il a été entraîneur de la sélection américaine pendant deux ans avant de créer sa propre académie. Il m’a transmis toute son expérience d’ancien escrimeur et toutes les techniques de jeu en tant qu’entraîneur. J’ai participé à de nombreux tournois aux Etats-Unis et je fais de très belles saisons depuis mes 12 ans.

Quels sont vos importants exploits ?

— Mon parcours est marqué par de nombreux succès. En 2018, j’ai remporté une médaille de bronze à la Coupe du monde d’Espagne. La même année, j’ai raflé deux médailles d’argent, une à la Coupe du monde de Cuba et une autre à la Coupe du monde d’Italie. En 2019, j’ai remporté une médaille de bronze à la Coupe du monde de Pologne et une autre de bronze aux Championnats du monde de Budapest. J’ai réalisé un vrai exploit lors des JA du Maroc où j’ai remporté une médaille d’or par équipe et une de bronze en individuel. Mon vrai exploit était en 2020 lorsque j’ai remporté une médaille d’or à la Coupe du monde junior de France. En 2021, j’ai occupé une 7e place aux JO de Tokyo, bien que j’aie été l’escrimeur le plus jeune.

Quels sont vos objectifs pour la prochaine période ?

— Mon rêve est de rééditer l’exploit du champion olympique Alaa Aboul-Qassem aux JO de Londres 2012. Je suis déterminé à fouler le podium olympique à Paris 2024. Et pour ce faire, je travaillerai sérieusement pour atteindre un niveau qui me permettra de rivaliser avec les grands champions de la discipline. Je travaillerai sur mes points faibles qui me font perdre des points. L’escrime est un sport de combat qui exige non seulement des compétences physiques comme la souplesse et la rapidité, mais aussi des compétences intellectuelles telles que la maîtrise de soi et la créativité. Je dois donc posséder des qualités d’anticipation et la capacité d’élaborer un projet tactique de défense très rapide .

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