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Kurdistan, la nouvelle destination touristique ?

Dalia Farouq, Lundi, 10 juin 2013

Erbil sera la capitale du tourisme arabe en 2014. Malgré des tensions récurrentes dans la région, les autorités de cette ville du Kurdistan autonome espèrent attirer 3 millions de visiteurs.

Kurdistan
La Citadelle d'Erbil, un atout touristique de la zone de Kurdistan.

Erbil, capitale de la zone autonome du Kurdistan située au nord de l’Iraq, a été choisie par le conseil du tourisme dépendant de la Ligue arabe, capitale du tourisme arabe 2014.

Erbil succède à la capitale bahreïnie, Manama. Cette nomination apportera beaucoup à Erbil qui occupe d’ores et déjà une place relativement importante auprès des touristes du monde arabe, et particulièrement d’Iraq. Les Iraqiens ont pris cette ville pour son climat doux et le calme qui y règne, contrairement au reste du pays.

Erbil connaît un boom touristique depuis la fin du régime de Saddam Hussein. Le développement des hôtels haute gamme s’est étendu jusqu’aux plaines situées entre la ville et les montagnes du nord. La ville peut aujourd’hui se vanter de posséder une douzaine d’hôtels aux standards internationaux, un salon d’automobiles de luxe, des boutiques de grands designers et des fast-foods à l’américaine.

Pour devenir capitale touristique arabe, l’autorité de la zone autonome du Kurdistan a promis d’organiser une série d’activités : patinage sur glace, marathon international ou concours de beauté. Erbil souhaite attirer 3 millions de visiteurs en 2014.

Avec l’aide d’experts internationaux, les autorités restaurent les murs de la vieille citadelle qui domine le centre de la ville. La fondation de la ville remonte en effet à 8000 ans.

Malgré des troubles récurrents dans la région, Erbil est une ville calme et sécurisée : son armée de Peshmergas contrôle avec efficacité les tensions sunnites-chiites.

Mais la situation reste fragile avec une renaissance d’Al-Qaëda dans la province de Kirkouk et le repli des combattants du PKK vers les montagnes du Kurdistan iraqien. Par ailleurs, les frontières nord-ouest du Kurdistan voient affluer de plus en plus de réfugiés syriens.

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