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Solutions intelligentes pour villes anciennes

Marwa Hussein, Mardi, 28 novembre 2017

Une ville intelligente ne doit nécessairement pas être une ville nouvelle, les villes anciennes peuvent aussi le devenir. Plusieurs solutions sont au menu.

Le concept Smart City n’est pas restreint aux nouvelles villes, les villes anciennes, voire historiques, peuvent bien le devenir tout en gardant leur aspect culturel et leur caractère historique. Lors de la session intitulée « Innovation et connectivité : supporter la ville durable », Carmen Munoz-Dormoy, PDG d’EDF Citelum a présenté l’expérience de la ville de Dijon en France, une ville historique devenue la première métropole connectée du pays. « La Smart City est avant tout un projet, c’est une ville plus inclusive et pleine d’activités pour les citoyens, et c’est surtout un choix politique », dit-elle. Elle explique que la ville a tablé sur des enjeux autour de l’efficacité énergétique, des services complémentaires aux citoyens et des activités économiques avec un système de laboratoires pour les start-up. « Aujourd’hui, la métropole a 6 centres de contrôle différents avec des gens qui ne sont pas nécessairement en coordination, mais ils ont fait le choix politique de les faire travailler ensemble, de les mettre dans un centre de contrôle unique et de les doter d’une plateforme commune qui permet de piloter toutes les infrastructures de la ville », résume Carmen Munoz-Dormoy. Ainsi des informations sur le transport, l’éclairage, l'eau, les feux rouges, la sécurité et autres services publics remonteront en temps réel dans un centre de commandement unique. Ainsi, si un citoyen par exemple voit un accident de circulation, il peut présenter les secours, son appel arrive au poste de pilotage qui déclenche une série d’opérations et informations sur les panneaux électroniques, ou encore les feux de signalisation. Magdi Gabra, PDG d’Orange Egypt, voit que les smart cities sont déjà un fait. « Nous avons des applications qui le prouvent, et définitivement, on peut présenter des solutions smarts pour des villes anciennes », assure-t-il.

Par exemple, la signalisation numérique qu’on peut voir en route vers la place Tahrir indiquant le nombre de places vides pour garer sa voiture dans le garage public, les machines ATM qui ont un sim card et sont connectées aux banques, les machines de ventes où on peut utiliser les cartes de crédit pour transférer et approuver des paiements qui se faisaient avant par appel téléphonique. En fait, en 2016, l’Egypte a fait son premier recensement digital avec l’aide d’Orange, également active dans des projets de compteurs intelligents pour l’électricité et l’eau. « En général, les smart cities sont réalisées par des entités gouvernementales qui veulent assurer que tout centime des biens publics dépensé est pour une bonne raison et n’est pas dépensé pour rien », ajoute Marwa Abdelmoneim, d’Orange Business Services Group Egypt. « Chaque ville possède une vision unique et une ambition, puis on forge le catalogue des services pour la ville, qui doivent avoir un rendement pour assurer sa sustainabilité », explique-t-elle.

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