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Entre deux verdicts : chronologie des violences

Mardi, 12 mars 2013

26 janvier 2013

21 personnes sont condamnées à mort pour les violences qui ont eu lieu au stade de football de Port-Saïd. La décision des magistrats provoque une nouvelle flambée de violences dans la ville. Ces affrontements interviennent au lendemain du deuxième anniversaire de la révolution. Deux postes de police sont également pris d’assaut. Bilan : 33 morts, dont 2 policiers, et au moins 176 blessés.

27 janvier 2013

Des milliers de personnes assistent aux funérailles des 33 manifestants morts à la veille lorsqu’un jeune homme est tué par balle durant la procession. L’armée est omniprésente et contrôle les principaux accès de la ville, après la décision du président d’imposer le couvre-feu et l’état d’urgence.

Février 2013

Les manifestations et les confrontations entre les forces de l’ordre et les manifestants sont quasi quotidiennes.

17 février 2013

Des militants politiques de Port-Saïd et la ligue des fans de Masri, les Green Eagles, annoncent dans un communiqué le début d’une désobéissance civile au sein de toutes les institutions du gouvernorat, afin d’inciter le gouvernement à démissionner et de faire pression pour l’annulation de la condamnation à mort des 21 Port-Saïdis.

5 mars 2013

Les affrontements s’aggravent suite à la décision du ministère de l’Intérieur de transférer hors de la ville une quarantaine de prévenus qui doivent être jugés le 9 mars pour leur participation à des heurts lors du match. Un bâtiment des services de sécurité est incendié, ainsi que le siège du gouvernorat. 6 personnes sont tuées, dont 3 policiers.

7 mars 2013

On dénombre à présent plus de 400 blessés et 6 morts dans les affrontements entre la police et les manifestants.

9 mars 2013

Réactions de colère suite à la confirmation de la peine de mort pour les 21 personnes et des peines de prison pour de nombreux autres accusés. Des manifestants prennent position aux abords du Canal de Suez et perturbent le trafic maritime. Au Caire, des cocktails Molotov répondent aux bombes lacrymogènes des policiers. La violence monte d’un cran faisant 2 morts et 65 blessés. La majorité des policiers inculpés sont innocentés.

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