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Des empreintes marquantes

Lundi, 11 janvier 2016

Des empreintes marquantes

Ahmad Kamal pacha (1851-1923)

Ahmad Kamal pacha
Ahmad Kamal pacha (1851-1923).

Elève de l’école d’égyptologie fondée par l’expert allemand Heinrich Karl Brugsch en 1869, Ahmad Kamal est le premier expert égyptien reconnu dans ce domaine. Cinq ans plus tard, cette école a fermé ses portes, et ses élèves ont été répartis dans divers ministères pour occuper des postes qui n’ont aucun lien avec l’égyptologie. Le jeune Kamal est devenu interprète-adjoint au secrétariat du service des antiquités égyptiennes. En 1891, Ahmad Kamal est nommé conservateur adjoint au musée des Antiquités. Il est alors le premier Egyptien à obtenir un emploi scientifique en égyptologie. Il avait effectué plusieurs fouilles archéologiques et publié les rapports en français dans les Annales du service des antiquités de l’Egypte puisque la gérance du service était française. A la demande de Gaston Maspero, directeur du Musée égyptien à l’époque, Ahmad Kamal rédige deux volumes du Catalogue général du Musée du Caire : Les Stèles ptolémaïques et romaines (IFAO, Le Caire, 1905-1906) et Les Tables d’offrandes (Ibid 1906-1909). En parallèle, Ahmad Kamal fonde en 1881 une école d’égyptologie destinée aux Egyptiens au musée de Boulaq (interrompue entre 1886 et 1910) dont les fruits étaient Mahmoud Hamza et Sélim Hassan. Kamal a également traduit en arabe le guide du Musée du Caire et rédigé aussi un livre sur l’histoire de l’Egypte en arabe.

Sami Jabra (1892-1979)

Sami Jabra
Sami Jabra (1892-1979).

Né à Assiout, en Moyenne-Egypte en 1892, l’égyptologue Sami Jabra a fait ses études scolaires à l’école américaine à Assiout. En 1911, il a obtenu une licence de droit de l’Université de Bordeaux à Paris avant de soumettre sa thèse « Les Lois en Egypte Ancienne » à l’Université de la Sorbonne pour obtenir le doctorat en 1918.

De retour en Egypte, le jeune Sami Jabra a poursuivi ses études à l’école d’égyptologie fondée par Ahmad Kamal pacha. Il est parti ensuite à Londres pour obtenir un diplôme d’égyptologie que lui a valu son mémoire « Le Concept de la justice en Egypte Ancienne ».

Un mémoire suivi d’une deuxième thèse de doctorat « Les Conseillers des nobles en Egypte Ancienne » de la Sorbonne. De nouveau en Egypte, il a travaillé comme inspecteur au Musée égyptien en 1928, à côté de son travail de maître-assistant d’égyptologie à l’Université de Fouad Ier.

En 1937, il a fondé la Société des études coptes et cofondé, la même année, l’Institut des études coptes avec les archéologues Aziz Sorial et Mourad Kamel.

Ses fouilles les plus reconnues ont eu lieu à Deir Nassa (Assiout), et à Touna Al-Gabal et Achmounien (Minya) où il a mis au jour les catacombes d’Ibis. Parmi ses trouvailles les plus importantes, les papyri des législations qui organisaient les propriétés foncières de l’Etat à Hermopolis en Moyenne-Egypte. Ces papyri remontent au règne de Ptolémée II.

Ahmad Fakhri (1905-1973)

Ahmad Fakhri
Ahmad Fakhri (1905-1973).

Surnommé Doyen des égyptologues et Moine du désert, Ahmad Fakhri fait partie de la troisième génération d’égyptologues égyptiens. Il a entamé sa vie professionnelle comme adjoint de l’égyptologue Sélim Hassan dans quelques missions archéologiques à Guiza au cours de la saison de fouilles (1931-1932). Parmi ses trouvailles les plus reconnues figurent les temples de Aïn Al-Mefatel dans le Désert occidental. En plus, la tombe du gouverneur de l’oasis de Bahariya, Zed-Khounsou-If-Ankh, dévoilée en 1942, est le fruit de ses fouilles dans le désert. Ahmad Fakhri était professeur de civilisation de l’Egypte Ancienne. Les égyptologues Abdel-Aziz Saleh et Ali Radwan sont ses élèves les plus renommés. Ahmad Fakhri a rédigé plusieurs articles égyptologiques dont « Les Pyramides égyptiennes », « L’Oasis de Siwa » et « L’Egypte pharaonique ».

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