Al-Ahram Hebdo, Opinion

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Abdel-Fattah El Gibali
 
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Hicham Mourad

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 Semaine du 14 au 20 mars 2012, numéro 913

 

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Opinion

Hicham Mourad

Makram M. Ahmad
Editorialiste

Mostafa Sami
Editorialiste
 

Farouq Goweida
Ecrivain
 

Wahid Abdel-Méguid
Politologue


Edito

Les islamistes et l’ancien régime 

La course à la présidentielle est désormais lancée. Un peu plus d’un an après la chute de l’ancien président Hosni Moubarak, sous la pression de la rue, le dépôt des candidatures à la magistrature suprême a commencé cette semaine. L’élection, prévue les 23 et 24 mai, est censée clore une phase de transition agitée et jalonnée d’incidents parfois sanglants. Le dépôt des candidatures s’achèvera le 8 avril, date à laquelle les candidats pourront commencer leur campagne. Sur les 200 et quelques candidats qui ont présenté leurs dossiers, seuls quelques-uns peuvent être considérés comme « sérieux » avec des chances réelles de l’emporter. La liste comprend l’ex-secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, ancien ministre des Affaires étrangères de Moubarak, l’ex-membre des Frères musulmans Abdel-Moneim Aboul-Foutouh, le dernier chef de gouvernement de Moubarak, Ahmad Chafiq, le salafiste Hazem Abou-Ismaïl, Sélim Al-Awwa, de tendance islamiste, et Mansour Hassan, chef du conseil de consultation nommé récemment par l’armée.

Un facteur retient immédiatement l’attention, à savoir qu’aucun des grands partis politiques, y compris celui de la Parti Liberté et Justice (PLJ) des Frères musulmans, n’a officiellement présenté de candidats. Pour ces premières élections présidentielles libres depuis 60 ans, les Frères vont se contenter de jouer le rôle de l’arbitre. Avec peut-être l’ambition de remporter les élections suivantes. Leur décision de ne pas présenter de candidat s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à apaiser les craintes, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Egypte, quant à une éventuelle monopolisation du pouvoir par la confrérie. Les Frères ont déclaré qu’ils annonceraient le nom du candidat qu’ils soutiendront d’ici le 8 avril, date de la clôture du dépôt de candidature. Leur rôle dans le report des voix sera capital. Ils pourraient donner leur appui à Mansour Hassan, candidat consensuel, dans le cadre d’un accord avec le Conseil suprême des forces armées. Quant au courant libéral, il ne dispose d’aucun candidat depuis que l’ancien chef de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA), Mohamad ElBaradei, longtemps considéré comme un candidat potentiel, s’est retiré de la course.

La bataille des présidentielles opposera le courant islamiste à l’ancien régime, et sera arbitrée par les Frères .

Al-Ahram Hebdo 

 




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