Al-Ahram Hebdo,Environnement | L’union pour trouver la force

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 Semaine du 14 au 20 mars 2012, numéro 913

 

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Environnement

Lacs . Les ministères concernés se réunissent pour s’accorder sur une gestion commune visant à mettre un terme à leurs problèmes d’environnement. Une nouvelle structure est en cours de création appuyant le rôle des gouvernorats.

L’union pour trouver la force

Mieux vaut tard que jamais. Les responsables de plus de dix instances gouvernementales sont soucieux de stopper la détérioration de l’état de la majorité des lacs en Egypte. Des représentants de ces instances se sont réunis la semaine dernière sous les auspices du ministre d’Etat de l’Environnement, Moustapha Hussein Kamel, visant une structure de gestion commune de tous les lacs, notamment les lacs du nord les plus détériorés, à savoir les lacs Mariout, Manzala, Bardawil, Edko et Borollos. Selon les déclarations faites par Kamel, les lacs sont considérés comme une fortune nationale qui devrait être protégée pour en profiter. Il a insisté sur la coordination locale avec les habitants et les pêcheurs visant à limiter la dégradation de l’état écologique à cause des activités humaines. « Pour que les missions de la structure d’aménagement soient claires et déterminées, les responsables des ministères concernés ont commencé la révision des législations propres aux lacs. Il s’agit de rassembler toutes les lois sur la compétence de chaque ministère comme celui de l’Irrigation et des Ressources hydrauliques, ou bien de l’Agriculture et de la Bonification des terres. Un calendrier sera mis en place pour chaque lac d’après le taux de dégradation visant à le remédier », explique Mohamad Farouq, responsable des zones côtières au sein de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE). Et de préciser : « Il n’est pas question de commencer à zéro. Nous allons profiter des efforts déjà déployés les années passées. Depuis 2009, il y avait le programme d’observation des lacs du nord pour améliorer leur état, des travaux ont été entamés pour préparer une base de données sur les lacs. Je dois souligner que les participants à cette réunion sont soucieux de tourner la page de négligence et de détérioration et de rendre actif un protocole de coordination entre les divers ministères concernés ».

Avec une superficie de 1 570 km2 pour les lacs côtiers et 610 pour les lacs intérieurs comme le lac Nasser et le lac Qaroun, les lacs en Egypte occupent une place importante parmi les lacs d’Afrique. Cinq lacs sont déclarés réserves naturelles, à savoir Qaroun, Bardawil, Manzala et Achtoune Al-Gamil. L’importance écologique de ces réserves réside dans le fait qu’elles sont considérées comme voie internationale pour les oiseaux migrants. Sans oublier la biodiversité de ces endroits qui englobe faune et flore. Il y a quelques mois, le Centre de recherches agricoles et l’Autorité du développement de la richesse poissonnière ont achevé la prise des photos satellitaires des lacs du nord afin de déterminer les superficies. Et ce, après les agressions de quelques pisciculteurs. « Les nouveaux chiffres de la superficie des lacs, selon les photos satellitaires, sont autour de 169 000 feddans (70 980 ha). Le ministère de l’Agriculture avait souligné que durant les trois dernières décennies, les lacs du nord ont perdu plus de 50 % de leur superficie », avait indiqué à la presse Ahmad Fathi Osmane, président de l’Autorité du développement de la richesse poissonnière.

Un terme à tout abus

Pour certains spécialistes, le rôle des gouvernorats devait être appuyé. Le gouverneur est appelé à mettre un terme à tout abus. « Le gouverneur est considéré comme le président de la République dans son gouvernorat. A mon avis, on n’a besoin ni de nouvelle structure, ni de conflit entre les responsabilités. On a besoin d’appliquer les lois sur le traitement des déchets sanitaires, industriels et agricoles avant de les jeter dans les lacs. Je dois préciser que les ministères de l’Irrigation, de la Santé, de l’Agriculture, du Logement ainsi que les instituts de recherches marines ont chacun une responsabilité dans la gestion des lacs. Et ce qui rendait leur mission difficile est le manque de coordination et le conflit entre ces responsabilités. Le gouverneur, à mon avis, devait, en coopération avec ces instances concernées, arrêter la détérioration de l’état écologique du lac appartenant à son gouvernorat », assure Mohamad Borhane, spécialiste international de l’environnement, directeur du projet d’adaptation aux changements climatiques dépendant du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD).

Les problèmes dont souffrent les lacs en Egypte résident dans la pollution à cause des divers déchets qui s’y versent. « Un lac comme Manzala souffre le plus de la pollution et de l’abus de la pêche, puisqu’un grand nombre de pêcheurs y travaillent. La coordination est essentielle dans un lac comme celui-ci pour freiner la dégradation de ses richesses au lieu de se disputer les compétences. Si les responsables réalisent cette coordination, on peut dire que les lacs en Egypte auront finalement une solution à tous leurs problèmes », conclut Wahid Aboul-Fadl, chercheur à l’Institut national de l’océanographie et des pêcheries.

Rasha Hanafy

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