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 Semaine du 7 au 13 juillet 2010, numéro 826

 

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Environnement

Déchets Solides. Le Caire se prépare à exécuter un plan de gestion impliquant des organismes gouvernementaux et la société civile. Un projet pilote qui devrait inspirer d’autres gouvernorats.

Remédier aux carences

Tandis que les responsables de quelques quartiers du Caire ont annoncé la semaine dernière un plan pour développer l’alphabétisation, ceux de l’Agence Egyptienne pour les Affaires de l’Environnement (AEAE) viennent de lancer une initiative qui vise à faire face aux déchets solides dans tous les quartiers du gouvernorat. Son exécution doit commencer début 2011. Les derniers mois de 2010 ont témoigné de l’élaboration d’une étude de terrain sur la gestion actuelle des déchets solides dans l’ensemble du Caire. L’objectif est de déceler les points faibles du processus afin de les traiter et de rendre le processus plus efficace et Le Caire plus propre. « Ce plan consiste essentiellement à augmenter le nombre des centres de triage intermédiaires entre les chiffonniers et les grandes décharges, à les placer loin des habitations et à renforcer le rôle de l’Organisme public de propreté afin d’intervenir dans le processus lors des urgences, ainsi qu’à sélectionner et encourager les Organisations Non Gouvernementales (ONG) à participer à ce processus en sensibilisant la population et en supervisant l’activité des sociétés de nettoyage, qu’elles soient nationales ou étrangères », explique Atwa Hussein, vice-président du Secrétariat technique pour le développement durable et directeur de l’unité des ONG au sein de l’AEAE.

L’étude sur les déchets solides au Caire a montré que les centres intermédiaires sont insuffisants. Ils servent à collecter les ordures transportées par les chiffonniers pour être triées avant d’être transportées vers les décharges. Le triage des déchets solides est en fait effectué de manière aléatoire par les chiffonniers, alors que le travail achevé à ce jour par les sociétés de nettoyage est insuffisant et que les décharges sont proches des habitations, ce qui cause des problèmes environnementaux et sanitaires au sein des populations, en plus d’une surveillance et d’une observation de la performance des compagnies de nettoyage trop faible. Le plan élaboré est censé mettre un terme à ces problèmes, notamment après la crise des déchets solides passée, lorsque les compagnies ont refusé de les ramasser dans les quartiers du Caire et de Guiza.

Cinq lieux ont été déterminés

Avec plus de 11 000 tonnes de déchets solides par jour, Le Caire souffre de la pollution de ses rues dans tous les quartiers, même ceux considérés comme huppés. Le plan de développement approuvé récemment par le Conseil des ministres inclut l’organisation du travail des chiffonniers et des ramasseurs de déchets ménagers, et la création de deux centres intermédiaires pour le triage à Al-Obour et Qattamiya afin de supprimer complètement le triage aléatoire. Ces deux centres remplaceront les anciens de Al-Wafaa wel amal et Al-Salam, entre autres, situés au Caire.

Pour ce qui est du recyclage et du triage final des déchets solides, cinq lieux ont été déterminés dans le désert autour du Grand Caire dont deux sur la route Al-Salam-Belbis. « Selon le plan, il y aura un programme au cours de 2011 pour se servir de ces déchets solides afin de produire de l’électricité. Le programme est supposé s’appliquer tout d’abord à Hélouan, après les études de faisabilité adéquates. Je tiens à préciser à cet égard que les chiffonniers qui transporteront les ordures aux lieux de triage seront défrayés pour le transport. Quant au soutien apporté à l’Organisme public du nettoyage, il s’agit d’un soutien technique pour moderniser les équipements que le personnel utilise. Les compagnies nationales comme Al-Fostat, qui nettoie le Sud du Caire, vont également recevoir le même support pour le même but », indique Hussein.

Le programme de sensibilisation consiste à expliquer les répercussions néfastes sur la santé et l’environnement des comportements inadmissibles avec les déchets solides, et à encourager la population pour qu’elle participe au nettoyage et à la propreté des quartiers. A ce jour, aucune estimation du budget de ce plan n’a été faite et les appels d’offres doivent être lancés dans les semaines qui viennent pour la création des centres de triage et de recyclage. Après Le Caire, ce plan pilote sera exécuté dans les autres gouvernorats d’Egypte.

Racha Hanafi

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Sur la même longueur d’onde

Le président malien, Toumani Touré, a rencontré le ministre d’Etat égyptien pour les Affaires de l’environnement, Magued Georges, et lui a transmis un message verbal au président Moubarak portant sur la coopération entre les deux pays. La rencontre intervient à l’occasion de la treizième session de la conférence des ministres africains de l’Environnement (AMCEN) tenue à Bamako (Mali) du 23 au 26 juin. Lors de son intervention, le ministre égyptien a mis l’accent sur l’importance de la coopération entre les pays africains afin de faire face aux trois défis internationaux liés entre eux, à savoir les changements climatiques, la biodiversité et la détérioration des terrains. Le ministre égyptien a renouvelé l’initiative de l’Egypte pour coopérer avec l’Afrique du Sud visant à renforcer les capacités des deux pays africains à créer des comités nationaux concernés par le développement propre. Il a invité les pays africains à développer les projets régionaux susceptibles de renforcer la coordination entre les trois conventions de Rio afin de réaliser le développement durable. Georges a abordé également les répercussions du changement climatique sur la biodiversité dans le continent africain riche de ressources génétiques. Il a salué le progrès réalisé par le NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement en Afrique) ainsi que le support fait par le Programme des Nations-Unies pour l’Environnement (PNUE) pour la conférence visant à faire face aux défis environnementaux et aux questions régionales.

 




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