Al-Ahram Hebdo, Echangez, écrivez | Chahine est toujours là
  Président Morsi Attalla
 
Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 6 au 12 août 2008, numéro 726

 

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Cinéma. A l’occasion de la disparition du réalisateur Youssef Chahine, trois de nos lecteurs rendent hommage au maître égyptien du septième art.  

Chahine est toujours là 

L’Egypte a perdu une des personnalités les plus distinguées et les plus célébrées dans le cinéma arabe : le grand réalisateur, acteur et cinéaste Youssef Chahine, qui a énormément influencé la vie artistique en Egypte. Certains ont critiqué son travail, le jugeant incompréhensible. Mais personne ne peut nier sa renommée à l’étranger, surtout en France, où il a pu représenter l’Egypte dans la plupart des festivals là-bas comme ailleurs. Pour les acteurs, c’était un grand honneur de travailler avec lui, cela leur ouvrait ensuite les portes du 7e art. Et vraiment Chahine a pu découvrir beaucoup de talents qui sont devenus maintenant des acteurs très célèbres comme Hani Salama, Khaled Al-Nabawi et Hanan Turk. Avec habilité et amour, Chahine n’a pas cessé de dénoncer tout au long de son œuvre la censure et l’intégrisme, de Papa Amin au Chaos. En critique et respect de son travail, personne ne peut non plus nier l’amour de Chahine pour son pays et son seul amant : le cinéma.

Omar Hashem,
Le Caire. 

Merci Jo 

Fidèle lectrice de votre journal que j’apprécie, mais qui me laisse parfois sur ma faim, je veux rendre hommage du fond de ma banlieue parisienne à votre, non plutôt « notre » immense réalisateur Youssef Chahine dont la disparition me touche comme si j’avais perdu quelqu’un de ma famille. J’apprécie ses films, en particulier Gare centrale, et les films autobiographiques, mais j’aime surtout l’homme pour son courage, son ouverture d’esprit, son humour, son amour de la vie et sa haine de l’hypocrisie et du fanatisme. Merci Jo, merci mille fois pour tout ce que tu as fait et pour tout ce que tu étais. Tu resteras un phare pour beaucoup d’entre nous, tu nous aides à ne pas désespérer de l’homme dont tu fus un magnifique représentant. J’espère que tu es bien là où tu es maintenant.

Suzanne Ducreux,
Paris.

Un musée pour Youssef Chahine 

 Qui oserait parler du cinéma qu’il soit arabe ou égyptien sans citer le grand Youssef Chahine ?

Je pense que c’est tout simplement impossible. Comme beaucoup d’admirateurs de Youssef Chahine, et je pense qu’ils sont très nombreux, l’Egypte doit rendre un grand hommage à cet homme exceptionnel et toujours en révolte.

La meilleure façon de rendre ce grand hommage est de construire un musée portant le nom de Youssef Chahine.

Ce musée devra contenir tout ce qui concerne ce grand homme, à savoir les caméras qu’il a utilisées dans ses films, les scénarios qu’il a écrits, ses affaires personnelles, sa bibliothèque, en un mot tout Youssef Chahine !

Nous devons conserver la mémoire du cinéma dans ce grand musée, qui doit transmettre aux nouvelles générations la culture cinématographique de Jo qui était énorme.

Souvenons-nous de Youssef Chahine, car nous n’aurons certainement pas de sitôt un grand homme comme lui.

Nader Adel,
Le Caire. 

La fierté de lire Al-Ahram Hebdo 

Je suis un lecteur assidu d’Al-Ahram Hebdo. Je vis en Egypte depuis plus de sept ans et depuis le même nombre d’années, je me plonge dans la lecture de cet hebdomadaire qui ne cesse de me séduire. En effet, j’avais pensé écrire à Al-Ahram Hebdo, la première fois avec pour titre « Le fait d’être étranger en Egypte », compte tenu du comportement que nous subissons auprès des propriétaires d’appartements, qui ne nous remettent jamais notre caution malgré parfois l’intervention de la police. Je me suis résolu alors à changer d’avis, surtout en lisant l’article de Monsieur Morsi Attalla sur la réalité africaine, paru dans la page Opinion du numéro 722. J’ai beaucoup aimé sa phrase d’entrée en matière lorsqu’il écrit « Le continent noir duquel nous faisons partie ». En effleurant du regard la page de la droite, c’est encore un autre Grand qui me séduit, Salama Ahmad Salama, sur son texte intitulé « La phobie de l’lran ». Alors, je n’ai pas pu me retenir d’écrire à mon tour pour féliciter les journalistes de leur travail. Quant au géant Mohamad Salmawy, je ne puis cacher, qu’après la disparition de mon auteur préféré du XXIe siècle qui n’est autre que M. Sid Ahmed, il occupe désormais cette place. Continuez, continuez, continuez !

Boris Dimitry Okira,
Le Caire. 

L’esprit créatif des élèves est tué  

Je suis professeur de français dans le gouvernorat de Damiette, et j’ai eu à revoir des copies corrigées du dernier examen de français du baccalauréat. Et là, j’ai été choqué. J’ai remarqué que les correcteurs ne laissent place à aucune flexibilité et tuait l’esprit créatif des élèves. Car tout simplement pour certaines questions où il fallait donner des synonymes, j’ai remarqué que le correcteur refusait tout synonyme qui ne soit pas indiqué dans les réponses possibles, même si ceux donnés par les élèves étaient exacts. Alors pourquoi tuer le talent et l’esprit créatif des élèves qui doivent étudier sans réfléchir ? Pourquoi faire perdre aux élèves 3 ou 4 points parce qu’ils ont osé penser ? Les résultats de cette année en langue française sont faibles pour cette raison, et j’aimerais que quelqu’un m’entende et m’aide à révéler ce massacre pour donner justice à ces pauvres élèves. En même temps, je voudrais envoyer un message à ceux qui préparent les modèles de réponse : Messieurs, soyez plus indulgents !

Mohamad Hassan Galal,
Damiette.  

Vols à Alexandrie 

Depuis quelque temps, le vol des sacs à main des femmes en Alexandrie se répand de plus en plus dans les rues de la ville. Cela m’a poussée à conseiller toutes les femmes de faire attention. Moi personnellement, j’ai vu un vol qui a eu lieu à Ibrahimiya sur la Corniche d’Alexandrie : plusieurs femmes marchaient ensemble et brusquement une voiture avec à l’intérieur trois jeunes hommes  s’arrête devant elles, ensuite un des trois hommes est descendu et a volé deux sacs. Cela arrive aussi avec des motos, alors ouvrez l’œil.

Asmaa Hassan,
Alexandrie. 

Imagine-t-on une attaque US contre le Soudan ? 

Va-t-il y avoir une attaque de la « coalition internationale », à la manière de celle de l’Iraq, contre le Soudan ? C’est possible, puisque George Bush, faute de pouvoir réaliser son rêve contre l’Iran, par peur de subir une défaite humiliante, aimerait bien substituer son humiliation en Iraq par « une victoire » contre le Soudan aux yeux de son peuple — ou du moins de ceux qui le soutiennent dans ses crimes en son sein. Souvenons-nous, à chaque fois que l’Onu évacue son personnel d’un pays en conflit avec les USA, l’attaque de ces derniers vient juste après.

Et l’Onu a annoncé, ce lundi 14 juillet, l’évacuation de son personnel « non essentiel » qui opère conjointement avec l’Union africaine au Soudan. Doit-on considérer cette évacuation comme un « flaire » de Ban Ki-Moon ou bien une simple manœuvre de dissuasion ? L’avenir nous le dira, mais quel que soit le résultat, l’Administration américaine ne sera plus jamais vainqueur nulle part dans le tiers-monde, car George Bush a réussi à lui attirer la haine des peuples et de quelques-uns de leurs dirigeants.

Dans l’hypothèse d’une victoire sur Al-Béchir du Soudan, viendra certainement le tour d’Hugo Chavez du Venezuela, d’Ahmadi Najed d’Iran (l’ennemi numéro un des USA et d’Israël) en passant par les Castro de Cuba et Evo Morales de Bolivie, pour « pacifier » le tiers-monde. Et pourquoi pas, plus tard, les Poutine de Russie qui s’opposent à l’installation des missiles US à leurs frontières — là aussi, c’est un test de haute importance pour l’impérialisme américain qui prétend vouloir « protéger » ses amis européens du « géant » iranien !

Jusqu’à quand les moutons resteront aussi naïfs et suivront le « guide » qui les mène à l’abîme ?

Chérif Boudelal,
France.

 




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