Al-Ahram Hebdo, Opinion
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Rédacteur en chef Mohamed Salmawy
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 Semaine du 6 au 12 février 2008, numéro 700

 

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Opinion

Mohamed Salmawy

Salama A. Salama

Morsi Attalla
 

Wahid Abdel-Méguid
 


Edito

Risques

Avec une offensive cruciale en cours dans le nord de l’Iraq contre Al-Qaëda, et une stabilisation politique loin d’être acquise, la « transition » envisagée en Iraq en 2008 par le président George W. Bush s’annonce pleine de risques.

Depuis des semaines, les troupes américaines et l’armée iraqienne sont engagées dans une vaste opération contre les affiliés d’Al-Qaëda en Iraq qui se sont regroupés dans des régions septentrionales après avoir été refoulés de Bagdad et de l’ouest du pays. Mais plusieurs récents attentats meurtriers à Mossoul (370 km au nord de Bagdad) ont démontré que les extrémistes étaient encore en mesure d’agir. Face aux menaces des groupes hostiles au gouvernement de Bagdad (dominé par les chiites) et à la présence américaine, les responsables militaires iraqiens ont admis récemment qu’ils avaient encore des progrès à réaliser. Le ministre de la Défense, Abdel-Kader Jassem Mohamed, a reconnu que la sécurité de Mossoul était mal assurée, et que les unités déployées dans cette ville, considérée dorénavant comme le « centre de gravité » d’Al-Qaëda en Iraq, en perdaient le contrôle chaque soir lorsqu’elles regagnaient leurs campements. Ces faiblesses avouées sont d’autant plus inquiétantes que l’aptitude des forces iraqiennes à assurer la stabilité est présentée par le président Bush comme la condition pour la programmation d’un retrait américain.

Quelque 30 000 soldats, venus en renfort à partir de février 2007, devraient avoir quitté le théâtre iraqien pour juillet 2008, mais une nouvelle réduction du contingent américain dépend de la capacité de l’armée et de la police iraqiennes à garantir la paix civile. La « transition » vers une nouvelle phase de la stratégie américaine envisagée par Bush va s’appuyer encore après juillet sur la présence en Iraq de 130 000 soldats. Mais, parmi les conditions, autres que militaires, la réconciliation politique entre chiites, sunnites et kurdes, est loin d’aller aussi vite que souhaité par Washington. Le débat autour du budget qui prévoit 48 milliards de dollars de dépenses pour 2008, mais n’est toujours pas voté, l’a amplement démontré, avec le gouvernement accusé de mauvaise gestion et les différents groupes politiques défendant les mesures qui favorisent leurs communautés.

Enfin, deux conditions déterminantes de l’embellie sécuritaire récente — la mobilisation financée par les Américains de groupes d’autodéfense sunnites et la trêve annoncée jusqu’en février de la plus puissante milice chiite — restent largement tributaires des gains politiques qu’elles valent à leurs initiateurs.

 




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