Al-Ahram Hebdo, Opinion
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 Semaine du 13 au 19 décembre 2006, numéro 640

 

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Opinion

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Salama A. Salama

Wahid Abdel-Méguid
 
Politologue

 

Younes Berrada
 
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Ibrahim Nafie


Edito

Washington et les sunnites d’Iraq

Pour permettre aux troupes américaines de se retirer plus vite d’Iraq, l’Administration Bush semble pencher pour un recentrage de ses efforts sur la majorité chiite et les Kurdes, au détriment des sunnites que Washington a tenté sans succès de courtiser pour les convaincre de renoncer à la violence.

C’est dans ce cadre que le président George W. Bush envisage de mieux armer l’armée iraqienne. Le premier ministre Nouri Maliki aurait ainsi obtenu, lors de son sommet avec M. Bush la semaine dernière à Amman, l’engagement de recevoir des armes légères, des véhicules ordinaires et blindés, ainsi que des hélicoptères. Cette aide renforcée à M. Maliki, un chiite modéré, pourrait s’accompagner d’un abandon de la stratégie de réconciliation des factions iraqiennes, de crainte de perdre le soutien de la population chiite.

L’abandon des efforts en faveur des sunnites, une proposition qui émanerait du département d’Etat, risque de peser sur les relations des Etats-Unis avec leurs alliés arabes, tous sunnites. Ces pays accusent les Etats-Unis de faire le jeu des chiites aux dépens des sunnites. Selon eux, M. Maliki est tolérant vis-à-vis des milices chiites et ferme les yeux sur leurs abus, ce qui le rend incapable de gérer la situation sécuritaire. Des rapports établis par les services de ces pays soulignent l’implication des membres du gouvernement Maliki dans les activités de l’armée de Mehdi, proche du chef radical chiite Moqtada Sadr, et l’organisation Badr, ancien bras armé du Conseil suprême de la Révolution Islamique en Iraq (CSRII, principal parti chiite d’Iraq), de Abdel-Aziz Al-Hakim.

Faisant écho à ces accusations, l’Arabie saoudite a prévenu la semaine dernière qu’elle interviendrait en Iraq pour protéger les sunnites en cas de retrait américain. Son ambassadeur à Washington, le prince Turki Al-Fayçal, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer un éventuel retrait américain d’Iraq avant la stabilisation de la situation : « La position du royaume a toujours été que les Etats-Unis sont venus sans être invités, et qu’ils ne devraient pas repartir sans y être invités ». Mais Washington a retourné l’argument des Saoudiens en prônant, dans une note confidentielle de la Maison Blanche, de faire pression sur l’Arabie saoudite pour qu’elle use de son influence en Iraq afin de convaincre les sunnites de renoncer à la violence.

 

 




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