Al-Ahram Hebdo, Sports | La chasse aux Lions

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 Semaine du 1er au 7 février 2012, numéro 907

 

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Sports

CAN 2012 . Deux défaites en autant de rencontres, le Sénégal et le Maroc ont failli à leurs statuts de favoris confirmant que la hiérarchie n’est plus respectée au Gabon et en Guinée équatoriale.

La chasse aux Lions

Les surprises sont tombées très tôt lors de cette édition de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2012, car après 2 jours du début de la compétition, le Sénégal et le Maroc, deux puissances continentales, ont été éliminés. Et comme par hasard, ces deux grandes nations ont eu un scénario identique. Parties pour favorites, elles ont toutes les deux raté leur départ avant de buter contre l’un des co-organisateurs.

Les Lions de la Téranga sénégalais s’étaient présentés comme le grand favori de leur groupe et même du titre au début de cette CAN grâce à une belle palette de joueurs tels que l’excellent attaquant de Newcastle (Ang) Demba Ba, 2e meilleur buteur du Championnat anglais avec 15 réalisations, le buteur de Fribourg (All) Papiss Cissé, l’attaquant de Lille (FRA) Moussa Sow et le capitaine Mamadou Niang (Al-Sadd, Qatar). Cette talentueuse bande avait donné l’espoir de créer une nouvelle histoire pour le Sénégal, notamment après avoir décroché son billet pour la phase finale au détriment de deux anciens champions : le Cameroun et la RD Congo. Les hommes d’Armand Traoré on mal débuté face à la Zambie 2 - 1 pour se faire abattre ensuite par l’un des co-organisateurs, la Guinée équatoriale, 2 - 1, devenant la 1re équipe à se faire éliminer. « Franchement, je ne sais pas ce qui s’est mal passé. Je dois revoir les match et réfléchir calmement car je n’arrive pas à trouver d’explication valable », a dit Traoré. Les Lions de la Téranga n’ont été que l’ombre d’eux-mêmes lors de cette CAN. Il semble que la pression d’égaler ou même de franchir la performance de la bande d’El-Hadji Diouf, finaliste de la CAN 2002 et quart de finaliste du Mondial, leur a beaucoup pesé. « Nous devons nous calmer et ne pas se presser pour prendre des décisions et réformer totalement l’équipe. Ce groupe est riche en talents et déterminé mais il manque d’expérience. Nous devons connaître nos erreurs et les corriger car il n’est pas logique de mettre en poussière un travail de 2 ans », avait dit le défenseur Omar Daf, l’unique joueur de la génération de 2002, toujours en action à cette CAN.

Le même appel a été lancé par le capitaine du Maroc, Houcine Kharja, après la 2e défaite de son équipe contre l’autre co-hôte, le Gabon, 3 - 2. « Il ne sert à rien de faire le procès de cette jeune équipe. Je demande aux journalistes de ne pas trop forcer sur les joueurs. Ils sont jeunes et pour la plupart d’entre eux, c’est la première fois qu’ils participent à une CAN. Je pense qu’il faut être indulgent avec eux. Dans ce groupe, il y a de la qualité », a-t-il dit après la rencontre. C’est vrai, vu que le technicien belge Eric Gerets disposait de joueurs tels que Marouane Chamakh (Arsenal, Ang), Adel Taarabt (Queens Park Rangers, Ang), Youssef Hadji (Rennes, Fra), Younes Belhanda (Montpellier, Fra), Mehdi Benatia (Udinese, Ita) parmi d’autres. Par contre, la naïveté de la défense leur a coûté très cher. Face à la Tunisie, les Lions de l’Atlas étaient nettement supérieurs et ont raté de nombreuses occasions franches pour succomber au réalisme de leur adversaire par un coup franc de Khaled Korbi et une excellente manœuvre technique de Youssef Msakni qui a dribblé 3 défenseurs pour marquer le but de la victoire. Et bien qu’ils aient bien débuté face au Gabon en prenant l’avantage en première période, ils n’ont pas pu résister aux vagues offensives des hôtes qui sont revenus au score pour remporter la partie à la 95e minutes du match 3 - 2 et les renvoyer à domicile. « Je suis déçu par le résultat qui signe la fin de notre parcours. Nous sommes venus avec l’ambition de jouer les grands rôles et au final, on est contraints de rentrer à la maison après seulement 2 matchs. Nous avons accompli du chemin depuis plus d’un an. Il faut que j’analyse à tête reposée nos deuxièmes mi-temps. Cela n’est pas normal de lâcher ainsi des matchs qu’on maîtrisait », avait dit Gerets, suite au match du Gabon.

Mais à côté des défaillances techniques et du manque d’expérience, la presse des deux côtés a aussi évoqué l’incapacité des équipes à se surpasser dans les grandes occasions. Un syndrome qu’elles pensaient avoir exorcisé depuis leur difficile qualification aux dépens de puissantes équipes, mais apparemment, la confiance et la stature de champion est encore à forger.

Karim Farouk

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La Guinée
enregistre un record

42 ans après la grande victoire de la Côte d’Ivoire contre l’Ethiopie 6 - 1, lors de l’édition du Soudan en 1970, la Guinée a égalisé le record de la plus grande victoire dans l’histoire de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en battant le Botswana, samedi dernier, sur le même score. Sadio Diallo (15 et 27), Abdoul Razzagui (41), Ibrahim Traoré (45), Mamadou Dioulde (84) et Naby Soumah (86) ont marqué les buts du Syli National tandis que Dipsy Selolwane a marqué le but de consolation des Botswanais à la 23e minute sur pénalty. Ces derniers ont dû disputer la 2e période de la rencontre à 10 joueurs seulement après l’expulsion de Patrick Motsepe à cause d’une grave faute sur Pascal Feindouno. « Je suis satisfait de la performance de mes joueurs qui ont montré leurs qualités et ont présenté leur vrai niveau de jeu. Nous avions besoin de cette victoire pour conserver nos chances. Nous avons fait un grand match face à une bonne équipe, même si elle a encaissé 6 buts. Mais nous ne sommes pas encore qualifiés et nous avons besoin de gagner notre prochain match », a déclaré Michel Dussuyer, l’entraîneur de la Guinée.

Une large victoire qui ranime les espoirs des Guinéens dans ce groupe après leur défaite 1 - 0 en match d’ouverture contre le Mali. Néanmoins, leur mission ne sera pas facile car ils devront s’imposer contre le Ghana, l’un des grands favoris pour le titre de cette édition, ce mercredi, pour le bousculer et prendre sa place en quarts de finales.

 




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